Tania & ses coquineries

Tu veux du sexe, ma belle ?!

‘Tu veux du sexe, ma belle ?’ C’est le genre de phrase que j’ai terriblement envie d’entendre en ce moment. Effet boule de neige : longue absence de mon homme, libido à nouveau débordante, rencontres coquines différentes de ce que j’ai vécu jusqu’à présent, approche coquine en solo basée sur le cérébral, et au final une incroyable énergie positive.

Jusqu’à présent, nous étions axés mon homme et moi sur la pluralité masculine (Gang Bang), les soirées privées et en club (multi couples et hommes seuls). Je me laissais glisser doucement et avec plaisir, sous la bienveillance de mon homme, dans des corps à corps que nous attendions. Plus que des compagnons de jeu, je recherchais surtout des queues tendues et fermes. Nous avions posé des règles, qui nous permettaient de vivre ces moments sans faire vaciller notre couple : ne pas embrasser d’hommes (pour ma part) ou de femmes (pour mon homme), toujours coquiner à deux. Et ça fonctionnait très bien.

Quand je suis tombée enceinte, une pause s’est imposée. Après la naissance, avec les hormones et mon nouveau rôle de mère, se réapproprier mon corps a été beaucoup plus long et délicat que ce que j’imaginais. À tel point que je n’avais pas retrouvé ma libido d’antan, la fatigue de la reprise du boulot et la gestion du quotidien avec un bébé n’aidant pas.

Un élément est venu chambouler ma libido ronronnante et mes envies en stand by : mon homme est parti en déplacement. Comme je l’explique dans mon précédent article, ce qui devait être la continuité de l’abstinence plus ou moins choisie a été en fait la découverte de nouvelles approches coquines et l’occasion de relancer la machine.

En ce moment, seule dans la démarche de libertinage, j’aborde les choses différemment. Et je vais vous expliquer en quoi.

M’affirmer & fantasmer
Libertiner seule m’a obligé à sortir d’une certaine zone de confort. Là où avant je me laissais porter par mon homme, je suis maintenant moins dans l’attente et je provoque davantage les choses (les rencontres, les échanges, les situations).

Embrasser & regarder les choses en face
L’homme est une femme comme les autres, il a besoin d’être séduit, charmé pour donner le meilleur de lui même, et cela passe par le regard. Je regardais à peine les hommes qui me baisaient jusqu’à présent et je n’embrassais pas. Seule comptait leur queue. Maintenant je regarde les choses en face, je plonge mon regard dans celui de mes compagnons de jeu en les embrassant à pleine bouche. Et ils me le rendent bien.

Jouer & assumer mon côté salope
Je me découvre un côté plus cérébral, avec une furieuse envie de jouer, de titiller, de rendre les hommes sur qui j’ai jeté mon dévolu, fous de désir. Cela me pousse à marquer et assumer davantage mon côté salope (qui passe par le regard, les mots, l’attitude). Comme j’aime à dire, toutes les femmes ont un potentiel de salope, la grande question est de savoir si elles l’exploitent ou non.

Choisir & me focaliser
Tout cela m’amène à être dans des configurations plus intimes avec moins de libertins, voire des têtes à têtes. Ce que je ne faisais pas avant. L’excitation vient d’un détail, une situation, une projection mentale, un sex appeal dégagé par un homme ou une femme.

Pour résumer, je suis passée de la logique ‘je tends ma croupe, donnez moi du plaisir’ à la logique ‘regarde moi, montre moi que tu me désires et dégustes moi’. Ce qui n’exclura pas de faire des plans pendant lesquels je tendrai uniquement mon cul ceci dit.

Cela est possible car dans notre couple nous nous laissons la liberté d’explorer de nouvelles voies tant que celles ci sont parfaitement connues de l’autre. Force est de constater également que mon homme est excité de m’entendre raconter mes aventures sexuelles et décrire mon attitude de salope. Le récit de l’intervention de mon dépanneur ainsi que celui d’une levrette dans des bureaux vides (deux moments coquins qu’il faut absolument que je vous raconte) l’ont par exemple rendu fou d’excitation. Et j’adore ça…

19 mai 2015 Posted by | Ambiances coquines, Erotisme, Fantasmes, Libertinage, Pratiques sexuelles | , , , , , , , | 2 commentaires

Sésame ouvre toi

L’un d’entre vous m’a posé la question suivante, que beaucoup se posent, j’imagine : comment avoir une 1ère approche du monde libertin peu connu et fermé ? Pour répondre à cette question, il faut d’abord comprendre pourquoi ce monde est peu connu et paraît fermé. Et avec le recul, différents articles de mon blog apportent des éléments de réponse.

Le monde du libertinage est peu connu parce qu’il y a autant de formes de libertinage que de pratiques sexuelles => J’en perds mon jargon

Le monde du libertinage est peu connu parce que le libertinage n’est pas une notion figée et immuable, chacun est libre de libertiner comme il l’entend => Je libertine, tu libertines, nous libertinons

Le monde du libertinage paraît fermé parce que dans notre société bien pensante, les libertins sont perçus au mieux comme des bêtes curieuses, au pire comme des pervers. Séparer sa vie libertine de sa vie verticale est donc une nécessité pour la majorité des libertins qui ne veulent pas s’exposer aux jugements des autres. Ne pas parler de libertinage ne reflète donc une culture du secret mais une volonté de se protéger en vivant discrètement ses envies
=> Arrête de rougir, ce sont les choses de la vie
=> Si ma mère me voyait

Le monde du libertinage paraît fermé parce que libertiner est une question de rencontre, de feeling et d’envie. Une soirée au cahier des charges bien défini peut donc se dérouler d’une façon surprenante, en fonction des personnes présentes et de ses envies du moment.
=> Soirée coquine : ça démarre quand ?
=> On ne peut pas plaire à tout le monde
=> Souvent femme varie

Il y a évidemment des lieux dédiés au libertinage, je ne vous apprends rien => A la découverte des clubs échangistes

Je vous ai donné d’ailleurs des conseils pour une soirée en club réussie => Les 10 commandements pour une soirée pour une excursion réussie en club libertin

Mais pour découvrir le libertinage, il faut se lancer tout simplement. Il s’agit de la même démarche que pour un autre « monde » qui pourrait être inconnu, sauf qu’il s’agit de sexe : OSER franchir la porte de clubs libertins, OSER s’inscrire sur un site de rencontres coquines, OSER répondre à une annonce sur un site gratuit. Ensuite, au gré des rencontres, des recommandations, du bouche à oreille, on se fait son propre réseau, un cercle de libertins partageant nos pratiques et surtout notre vision du libertinage.

28 novembre 2012 Posted by | Ambiances coquines, Erotisme, Libertinage | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Il était une fois…

… une jeune fille prénommée Tania. De nature curieuse, elle avait à coeur de découvrir les mille et uns plaisirs du libertinage. Participer seule, sans son grand amour Marco, à une soirée coquine était, dans cette optique, une expérience qu’elle escomptait tenter.

Les 1ers pas dans le libertinage étant intimement lié à la rencontre avec Marco, coquiner seule était une étape importante et loin d’être anodine. Tania voulait savoir si elle pouvait assumer seule son rôle de libertine.

L’occasion se présenta quand Marco, pris par des obligations liées à sa fonction royale, ne fut pas disponible pour une soirée coquine.

Après délibérations au sommet, il fut convenu que Tania irait seule à cette soirée (sans Marco) mais accompagnée tout de même d’un preux chevalier recruté pour l’occasion et qui reçut moult instructions dudit Marco.

Tandis que le carrosse s’avançait en direction de la soirée coquine, Tania fit ses derniers préparatifs (petit rituel) en enfilant ses escarpins et en mettant une touche de rouge à lèvres.

Malgré une décontractation apparante, Tania était anxieuse. Elle se demandait si elle oserait, sans la présence de son prince, aller charmer d’autres couples. Non pas qu’elle doutait de son sens du contact mais c’était une configuration dans laquelle elle ne s’était jamais retrouvée. Elle était en quelque sorte vierge et vivait cette expérience comme un dépucelage.

Mais elle fut rapidement rassurée par le maître de lieu (un appartement parisien cossu), le maître de cérémonie ainsi que les 15 couples sexys à souhait qui arrivaient au fur et à mesure que les bouchons des bouteilles de champagne sautaient.

La conversation s’engagea avec plusieurs d’entre eux, charmants au demeurant. Puis vint ce moment pendant lequel la tension sexuelle est palpable : chacun balaye la pièce du regard et attend le 1er couple qui va lancer les hostilités. Pour Tania, ce moment est comme le lancement d’une soirée sur le dancefloor. Elle n’aime pas être la 1ère à fouler la piste de danse et préfère se mèler à la foule déjà dense.

Mais une fois n’est pas coutume, Tania suivit le valeureux chevalier l’accompagnant et abandonna son corps au plaisir, parmi les 2 couples déjà présents. Elle fut rapidement rejointe par 3 autres couples dont les femmes étaient trés réceptives aux caresses et baisers féminins. Et put subir les assauts de 2 jeunes hommes.

Mais voilà, Tania est une gourmande. Elle se délecte des femmes avec plaisir et leurs contacts l’excitent au plus haut point. Mais elle a aussi besoin de sexes masculins au garde à vous. L’absence d’hommes seuls généra donc chez Tania une frustration, qui allait heureusement être apaisée par les bonnes oeuvres de Marco.

Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’orgasmes.

9 octobre 2012 Posted by | Ambiances coquines, Erotisme, Expériences bi, Libertinage | , , , , , | 6 commentaires

Je libertine, tu libertines, nous libertinons

Peut-on dire qu’il existe une définition stricte et universelle du libertinage ? Je ne pense pas, je dirais même que c’est à chacun de se faire sa propre définition du libertinage.

Pour ma part, je libertine parce que j’aime la volupté et l’enivrement des sens, dans un état d’esprit de respect mutuel (qui va au-delà des mots et se ressent dans l’attitude) et de recherche du plaisir de l’autre (A mon sens, un libertin doit aimer autant donner du plaisir qu’en recevoir).

Pour autant, je ne considère pas la recherche de jouissance physique comme une fin en soi. Le plaisir le plus agréable que je prends est intellectuel, lorsque je perçois celui de mon homme. Le contexte (c’est-à-dire la forme) est aussi pour moi très important (même si sur le fond, je pense qu’on peut avoir un franc parler et appeler un chat un chat) : l’ambiance glamour, le jeu de séduction, l’apparat ; la mise en scène. D’autre
part, les instants coquins sont des moments de relâchement du corps et de l’esprit : Se laisser aller au plaisir, dans toutes ces dimensions, dans les seules limites que l’on a choisi de se fixer.

Il y a des périodes, plus ou moins longues, où je n’ai pas envie de libertiner (et oui, même si le récit de mes aventures laisse à penser que je ne me laisse pas une seconde de répit !!). Parce que le désir féminin est plus inconstant que le désir masculin, reconnaissons le (être libertine ne signifie pas être nymphomane). Et parce que ma sexualité n’est pas basée sur le libertinage. Me retrouver dans un corps à corps à la fois sensuel, tendre et sauvage avec mon homme reste mon leitmotiv.

Il arrive également qu’un plan coquin soit écourté parce qu’il est « parasité » par des personnes dont l’état d’esprit ne me convient pas (état d’esprit qui se ressent dans l’attitude et le regard). La présence de « crevards » en particulier est rédhibitoire : hommes qui veulent profiter des plans privés ou de leurs sorties en club pour baiser des gonzesses et se vider les couilles. Tout comme avoir l’impression d’être obligée de coucher produit strictement l’effet inverse.

Je libertine quand je veux, avec qui je veux et comme je veux.

29 juin 2011 Posted by | Libertinage | , , , , | Laisser un commentaire