Tania & ses coquineries

L’habit fait la libertine

Je me souviens de ma 1ère expérience libertine. Marco m’avait proposé d’aller dans un club échangiste. C’était un de nos 1ers sujets de conversation lorsqu’on s’est rencontré en février 2010. Curieuse et pleine de fantasmes avoués, j’avais accepté sa proposition.

Ne sachant pas où je mettais les fesses (au sens propre comme au sens figuré), j’avais mis une robe noire sexy mais pas trop. Dans le contexte, compte tenu du fait que j’étais ‘vierge’ de toute notion de libertinage, cette robe était suffisamment suggestive pour avoir une 1ère approche du monde libertin et de ses codes.

Les sorties coquines et soirées privées qui ont suivi, j’ai continué dans cette lignée ; être sexy sans plus. Pour mon 1er gang bang, organisé par le talentueux Bertrand, je portais une autre robe noire étonnamment sobre d’ailleurs, avec le recul.

1er_GB
Surprenant il est vrai, compte tenu du fait que j’ai un rapport avec mon corps assez simple. La nudité ne m’a jamais posé problème, même à mes débuts . Quand en milieu de soirée (lorsque les hostilités sont lancées), je déambule entièrement nue, de la tête aux pieds, je suis toujours plus à l’aise qu’habillée.

J’étais novice et timide, et le choix de mes tenues était conditionné par mon souhait de ne pas trop me faire remarquer.

La découverte du Cap d’Agde en août 2012 a changé ma perception des tenues sexys. Outre le fait que le Cap est un village naturiste, les tenues de soirée y étaient autrement plus sexys et suggestives que dans le monde libertin parisien. Pour ne pas passer à côté de l’esprit du Cap, il a fallu mettre de côté ma timidité si je voulais tirer mon épingle du jeu et ne pas être transparente à côté des autres femmes.

Et je n’y suis pas allée avec le dos de la cuillère. Chaque jour était l’occasion d’acheter une nouvelle tenue, trés colorée, avec peu de tissu et de tester leur effet sur la gente masculine. Parce qu’après 2 ans de libertinage, j’ai appris à accepter le regard des hommes sur moi et à jouer avec.

Robe_rose_Cap

J’ai ainsi pu inaugurer des robes trouées, lacérées, sous lesquelles aucun sous vêtement n’était possible. Et Dieu seul sait que porter une petite culotte est important pour moi. Pour une question de confort d’abord et parce que j’aime qu’on me l’enlève ensuite.

Depuis, je prends plaisir à choisir mes tenues en fonction de la soirée, à me mettre en scène, à soigner les détails. La préparation en amont est un rituel et fait partie intégrante de la soirée et me permet d’arriver en confiance, en me sentant déjà désirable.

Corset_bleu

A moi donc corsets, bijoux, ras de cou, porte-jarettelles, bas, sans oublier les accessoires coquins (fouets, plumeau, etc.). Je me constitue au fur et à mesure une garde robe sexy et variée.

Et fatalement (c’est typiquement féminin, que voulez-vous), je ressens désormais ce sentiment frustrant de n’avoir rien à me mettre…

10 février 2013 Posted by | Ambiances coquines, Erotisme, Fantasmes, Libertinage, Objets coquins | , , , , , , , , , , , | 5 commentaires

Sésame ouvre toi

L’un d’entre vous m’a posé la question suivante, que beaucoup se posent, j’imagine : comment avoir une 1ère approche du monde libertin peu connu et fermé ? Pour répondre à cette question, il faut d’abord comprendre pourquoi ce monde est peu connu et paraît fermé. Et avec le recul, différents articles de mon blog apportent des éléments de réponse.

Le monde du libertinage est peu connu parce qu’il y a autant de formes de libertinage que de pratiques sexuelles => J’en perds mon jargon

Le monde du libertinage est peu connu parce que le libertinage n’est pas une notion figée et immuable, chacun est libre de libertiner comme il l’entend => Je libertine, tu libertines, nous libertinons

Le monde du libertinage paraît fermé parce que dans notre société bien pensante, les libertins sont perçus au mieux comme des bêtes curieuses, au pire comme des pervers. Séparer sa vie libertine de sa vie verticale est donc une nécessité pour la majorité des libertins qui ne veulent pas s’exposer aux jugements des autres. Ne pas parler de libertinage ne reflète donc une culture du secret mais une volonté de se protéger en vivant discrètement ses envies
=> Arrête de rougir, ce sont les choses de la vie
=> Si ma mère me voyait

Le monde du libertinage paraît fermé parce que libertiner est une question de rencontre, de feeling et d’envie. Une soirée au cahier des charges bien défini peut donc se dérouler d’une façon surprenante, en fonction des personnes présentes et de ses envies du moment.
=> Soirée coquine : ça démarre quand ?
=> On ne peut pas plaire à tout le monde
=> Souvent femme varie

Il y a évidemment des lieux dédiés au libertinage, je ne vous apprends rien => A la découverte des clubs échangistes

Je vous ai donné d’ailleurs des conseils pour une soirée en club réussie => Les 10 commandements pour une soirée pour une excursion réussie en club libertin

Mais pour découvrir le libertinage, il faut se lancer tout simplement. Il s’agit de la même démarche que pour un autre « monde » qui pourrait être inconnu, sauf qu’il s’agit de sexe : OSER franchir la porte de clubs libertins, OSER s’inscrire sur un site de rencontres coquines, OSER répondre à une annonce sur un site gratuit. Ensuite, au gré des rencontres, des recommandations, du bouche à oreille, on se fait son propre réseau, un cercle de libertins partageant nos pratiques et surtout notre vision du libertinage.

28 novembre 2012 Posted by | Ambiances coquines, Erotisme, Libertinage | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le Cap ? Je signe où ?!

Je n’ai pas aimé le Cap d’Agde… Je l’ai adoré.

Le vent de liberté qui y règne permet d’apprécier sans gêne la vie naturiste et sans tabou la vie nocturne libertine : C’est un lieu à ciel ouvert où la nudité est la norme, un espace de jeu coquin (comme j’aime à dire) démesuré, on peut imaginer sans trop se tromper que son voisin de table ou de serviette est libertin.

Pouvoir sortir habillée de façon outrageusement sexy, et s’exhiber donc, m’a déstabilisée dans un premier temps. Mais j’ai fini par y prendre goût, parce que je voulais profiter pleinement de mon séjour et parce que je voulais apprendre à être plus provoquante aussi. Trouver une nouvelle robe plus suggestive que la veille est vite devenu L’enjeu de notre petite balade matinale.

Je m’interrogeais beaucoup concernant la Baie des Cochons, décrite comme un lieu de débauche extrême. Mais rien ne m’a paru extrême. Oui par endroits, des attroupements d’hommes, autour de couples coquinant ou autour de femmes pour un bukkake. Mais je n’ai pas été choquée pour autant.

Il s’agissait basiquement de sexe, dans un cadre peu habituel certes, mais cela restait du sexe. Pas d’enfant dans les parages, tous les adultes présents consentants et aucunement une partouze géante sans aucun respect pour les non libertins.

En ce qui concerne les soirées, les clubs ne m’a pas emballé plus que ça. L’ambiance n’y est pas forcément plus débridée qu’à Paris. Les soirées privées m’ont par contre beaucoup plus (l’une d’elle fera l’objet d’un article à part entière).

En tous cas, je veux bien signer pour retourner au Cap l’été prochain.

Lykke Li – I follow rivers > https://youtu.be/oybkh7UPk0w

21 août 2012 Posted by | Fantasmes, Libertinage | , , , , , , , , , | Un commentaire