Ça sent le vécu II

Au Cap d’Agde, on reçoit des propositions indécentes et farfelues, on croise des amnésiques, on doit venir parfois avec son matelas, on doit ruser aussi pour repartir avec sa bouteille et éviter les trafiquants. Tout un programme.

ANECDOTES DES SOIRÉES AU CAP

HEBERGEMENT CONTRE SERVICES

La première année de nos vacances au Cap, nous avons reçu, mon homme et moi, une proposition indécente au 1er abord et choquante quand on y réfléchit bien.

Un groupe de potes nous proposait de profiter de leur hébergement gratuitement le temps de notre séjour, en échange (pas si gratuitement que cela finalement) de ma disponibilité à leur égard. Autrement dit, ils auraient pu disposer de moi quand ils le souhaitaient.

Passée la surprise (nous n’avions rien sollicité), il était hors de question d’accepter ce deal qui n’était ni plus ni moins qu’une forme de prostitution.

Libre je suis d’accepter ou non des rapports sexuels, sans une quelconque notion d’argent.

CA SE SOIGNE L’AMNESIE

L’amnésie est monnaie courante au Cap. Illustration.

Nous invitons un homme seul à un de nos apéros coquins, ce qui aurait pu être l’occasion de faire connaissance et évoquer la sortie en mer coquine qu’il nous propose. L’apéro coquin se déroule sans nouvelles du coquin en question.

Le lendemain, il nous envoie un message pour demander s’il reste de la place au prochain apéro (puisque nous annonçons sur notre fiche en faire régulièrement). Nous lui rafraîchissons la mémoire sur son absence de la veille et il prétexte s’être rendu à une autre soirée prévue de longue date.

Ce genre d’impolitesse est malheureusement très courant au Cap : s’engager auprès de plusieurs organisateurs et privilégier au final la soirée qui inspire le plus, sans forcément s’excuser pour les autres manquées. La fête du slip.

Nous signifions au jeune homme que nous ne l’inviterons plus. Pour le voir réapparaître quelques jours plus tard, sur le chat, avec un message « bonjour, comment ça va ? » qui sentait le copier coller à 300 km. No comment.

VIENS AVEC TON MATELAS

Ça fait partie de nos meilleurs fous rires au Cap.

Au hasard de nos pérégrinations, le couple d’amis avec qui nous faisons de la coloc retrouve un couple de connaissances libertines.

Les premières question furent (comme toujours) : vous êtes logés où ? Dans quel type de logement ? (Ce qui permet d’année en année de connaître les bons plans location)

« Ah oui, un appartement dans les coursives ! Et si on organisait une apéro coquin ? On table sur 6/7 couples et 1 homme seul par couple ? Vous avez pas assez de matelas ? Pas grave, on en apporte un »

Et voilà comment mon homme s’est retrouvé à porter sur son dos, en toute discrétion, un matelas 1 place pour traverser à l’heure de pointe LA place la plus animée du camp naturiste, bordée de bars, restaurants et boutiques. Nous n’avions pas d’autre choix que de passer par là, à l’aller comme au retour.

Je vous laisse imaginer les remarques graveleuses auxquelles mon homme a eu droit et les fous rires que cela a déclenché.

OH MON DIEU, UN TRAFIQUANT

Le monde libertin est festif. Et pour certains la fête peut être associée aux substances illicites. Face à une boîte Tupperware remplie d’une poudre blanche, posée à la vue de tous dans la cuisine, certains peuvent en déduire qu’il s’agit de cocaïne.

Alors qu’il s’agissait en réalité de banales protéines, que ces messieurs qui entretiennent leurs corps et leurs muscles connaissent bien. Les boites de protéines étant plutôt encombrantes, transvaser la poudre blanche dans un petit contenant s’avère en effet plus pratique à transporter.

Mais peut-être que certains ont le nez plus fin que d’autres…

JAMAIS SANS MA BOUTEILLE

Que celui qui n’a jamais tenté de récupérer sa bouteille pour repartir d’une soirée au bout de quelques secondes nous jette la première coupe.

Nous venions à peine d’arriver à cette soirée privée et clairement nous n’y trouverions pas notre compte. Le « casting » ne nous inspirait pas du tout et dans ces cas là, tergiverser rend le départ encore plus gênant pour tout le monde. Nous avons donc pris congés avec politesse auprès de l’organisateur.

Pour autant, et malgré mes protestations, il n’était pas question pour mon homme et son pote de galère, de repartir sans les deux bouteilles de champagne que nous avions apporté respectivement. Bouteilles soigneusement rangées au réfrigérateur. Réfrigérateur dans la cuisine ouverte sur le salon où se trouvaient tous les convives. Défi.

Nous étions donc deux femmes à faire visuellement barrage de nos corps pour permettre à nos hommes de récupérer discrètement les fameuses bouteilles. Ont ils vraiment été discrets, nous ne le saurons jamais.

Un commentaire sur « Ça sent le vécu II »

  1. L’épisode du matelas me fait penser à Jean Claude Dusse dans les bronzée. J’imagine Michel Blanc disant avec son matelas sur le dos. « Ce soir je vais conclure. On sait jamais sur un malentendu « 😂 ou vient chez moi j’habite chez une copine.

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