Tania & ses coquineries

Zut, une peau de banane

« Il existe un espace de plaisir et de liberté sans conventions et hors du temps » J’aime cette définition du libertinage, donnée par un follower à la suite de la lecture de mon dernier article.

Mais le libertinage, en particulier en couple, est aussi parfois un chemin parsemé d’embûches diaboliquement insoupçonnées. Explications (toute ressemblance avec des personnages réels est totalement fortuite).

LE SYNDROME DU MAGASIN DE BONBONS

Imagine un enfant, laissé SEUL dans un IMMENSE magasin de bonbons. Des étoiles dans les yeux, salivant par avance de goûter/déguster tout ce qui se présente sans contrainte ni interdiction (toutes les soirées, toutes les invitations, toutes les personnes appétissantes). Ce serait tellement dommage de se priver (de rater une bonne occasion).

Tu saisis ? Alors maintenant, Patiente un peu jusqu’au deuxième ou troisième effet kiss cool ; l’indigestion et/ou le clash avec ton/ta conjoint(e).

Conseils : une partie de jambes en l’air n’est jamais une fin en soi. S’il y a le moindre risque de contrarier / gêner / blesser ta moitié, renonce. Si tu voudrais dépasser / changer les règles, parles en. Ce qui est essentiel, c’est l’harmonie de ton couple et d’être en phase avec ton conjoint [Mode baraque à frites mis en silencieux]

LE BONBON SURPRISE

Parfois au milieu du magasin de bonbons, il y en a un, à la saveur différente. Une fois qu’on y a goûté, on est addict et on en redemande (et il se trouve, comme de par hasard, que ce bonbon porte un prénom, tiens donc).

Conseils : on pourrait penser qu’une fois la dépendance installée, il est trop tard. Il n’est pas trop tard pour comprendre pourquoi. Et jamais trop tard pour une cure de désintoxication.

LA SURENCHÈRE DU PARAÎTRE

On est pas dans une compétition mais un poil quand même. Alors si le(s) charmant(s) jeune(s) homme(s) là bas pouvai(en)t venir me courtiser plutôt que la jeune demoiselle fraîche comme la rosée et aux mensurations défiant les lois de la physique, ça serait sympa.

C’est pas comme si j’avais passé 3 heures à choisir ma tenue et les chaussures qui vont avec et me maquiller (j’ai une réputation à tenir, ne l’oublions pas).

Et l’homme de son côté ? Il bombe son torse délicatement huilé, après avoir enfilé son noeud pap fétiche et fait des pompes pour congestionner ses muscles.

Conseils : la hauteur des talons, la profondeur d’un bonnet ou un torse musclé influent sur l’attractivité mais pas sur le plaisir. La finalité n’étant pas de satisfaire son ego, physiquement et sexuellement, mais d’entrer spontanément en connivence et respectueusement en contact pour donner au plaisir une caisse de résonance à deux, trois et plus. Heureux ceux qui ouvrent le champs des possibles , savent regarder et ressentir au delà du physique, de l’âge, du sexe, des dikdats et des convictions inébranlables.

LA RECHERCHE DE L’EFFICACITÉ

L’objectif est simple : un maximum de plaisir pour un minimum d’investissement TAE (temps/argent/énergie) et de contraintes logistiques.

Stratégie(s), indicateur(s) de performance, debrief/analyse, plan d’actions corrective et/ou recadrage des règles sont de mise pour optimiser son TAE. On tient un concept là, non : « Recherche soirée coquine ou plan libertin ».

Conseils : Vague sensation d’avoir oublié un truc au passage ?! Ah oui, la légèreté et la spontanéité. Il n’y a pas de science exacte, de soirée déjà écrite, d’enjeu autre que le plaisir ni d’objectifs de résultats.

LE PIÈGE (SUBTIL) DE LA ROUTINE

On l’imagine difficilement car libertiner est souvent une façon de pimenter le quotidien et d’oser des expériences hors norme. Surtout que ce piège ne se présente pas dans les débuts (excitation de l’inconnu, 1ères fois qui ont un goût particulier, etc)

Suis mon raisonnement : Découvrir le milieu et l’état d’esprit libertin > Comprendre et intégrer les codes > Identifier ses pratiques fétiches & fixer ses limites / Cocher (fièrement) les cases sur NetEch > Découvrir LE cercle / réseau dans lequel gravitent des libertins partageant la même approche > Affiner ses préférences (lieux, configurations, scénarios, pratiques) > Petit à petit, baiser dans les mêmes endroits, avec souvent les mêmes personnes, dans des configurations connues et éprouvées et en reproduisant des pratiques identiques.

Te voilà tranquillement installé(e) dans une zone de confort libertine. Ça fait drôle, hein ? Tu l’avais pas vu venir ?

Trois options :

A/ Ca te convient très bien au fond, tu continues sur ta lancée.

B/ Tu te dis que t’as fait le tour / tu ne veux pas réinventer les règles et tu arrêtes là.

C/ Tu ouvres tes chakras, acceptes de reconsidérer les choses avec un regard neuf, de faire des pauses quand elles s’imposent d’elles même et surtout de laisser la place à la surprise et à l’imprévu. Advienne que pourra.

J’ai retenu l’option C, tu l’as bien compris.

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31 mai 2018 Posted by | Libertinage | Laisser un commentaire

Souvenir

Je me souviens de ma première fois en Club libertin (et vous êtes nombreux à m’interroger sur le sujet).

Je venais tout juste de rencontrer mon homme. Très rapidement et ouvertement (le sujet n’était pas du tout tabou pour lui et moi), nous avons abordé le thème des fantasmes sexuels.

Lui avait approché le monde libertin avec son ex, en contactant le magazine Union (ce qui avait fait notamment l’objet d’un reportage photo et d’une couverture d’un numéro du magazine).

De mon côté, j’étais vierge de toute expérience coquine originale/hors norme, en dehors de rapports sexuels à deux, avec un homme.

Mais j’étais curieuse et ouverte, à partir du moment où la confiance, le respect et l’absence d’obligations sont de mise. J’avais le fantasme (plutôt banal avec le recul) de faire l’amour à une femme.

Il y avait bien eu une ou deux propositions de trio (HHF et FFH), mais elles n’avaient pas abouti.

Mon homme me proposa d’aller en club libertin. Coutumière des boîtes de nuit traditionnelles, j’étais loin de soupçonner l’existence de clubs aménagés et dédiés aux ébats en groupe et au plaisir. Pourquoi pas, soyions fous.

Je choisis ce soir là une tenue sexy mais sobre, au regard des tenues que j’arbore désormais : Une petite robe noire (une valeur sûre et une tenue qui permettrait de ne pas trop me faire remarquer quand même…)

Je n’avais absolument aucun a priori ni aucun jugement sur les personnes fréquentant les clubs libertins. Je ne connaissais pas non plus les codes à respecter. Je venais avant tout pour voir et découvrir.

L’Overside m’ouvrit donc ses portes.

Timide j’étais, impressionnée aussi par les regards gourmands et plein de désir non dissimulé de ces messieurs. Je serrais la main de mon homme et me cachais un peu derrière lui. Pas par peur, car je sentais et voyais bien que rien ne pouvait sans faire sans consentement et que tout ce qui pouvait se faire serait fait avec respect. Par manque de confiance en moi.

Dire qu’avant cette soirée là, je ne savais pas que je plaisais à la gente masculine serait mentir. J’étais consciente de ne pas laisser indifférent. Mais je ne savais pas comment réagir face à ce désir palpable que je suscitais. Comme s’il me manquait le mode d’emploi de la femme fatale.

Pour autant j’appréciais l’endroit, l’ambiance et la liberté sexuelle dont on pouvait jouir. Regarder les corps s’ébattre et entendre les cris de plaisir m’excitais. Sentir l’énergie sexuelle et ressentir le plaisir pris à en donner me revigorais. Voir le respect dans chaque geste et chaque interaction me laissais admirative.

Le club se vida au fur et à mesure. Mon homme et moi étions également sur le départ. Il me laissa quelques instants seule, le temps d’une pause technique. Je m’allongeais sur une matelas, dans les coins câlins désertés.

Un couple s’approcha. Je revois encore le visage de cette femme et ressens encore la complicité solide qui la liait à son homme. Quelques mots et des sourires à la fois tendres et coquins s’échangèrent. Une complicité s’installa naturellement entre nous 3. Ils commencèrent à me caresser et m’embrasser, dans la douceur et en parfaite synchronisation. Quand mon homme revint, il se joint à nous 3, une fois l’effet de surprise passé (lui qui n’imaginait que quelque chose puisse se passer ce soir là, pensant que je n’étais pas prête).

On pourrait dire que cette expérience marqua le début de ma vie libertine, puisque j’en étais vierge jusqu’à celle-ci. Avec le recul, je ne l’ai pas vécu comme le début de quelque chose mais plutôt comme un jalon naturel dans mon cheminement personnel.

11 mai 2018 Posted by | Libertinage | Laisser un commentaire