Tania & ses coquineries

Bulle sensorielle

Flotter pour décompresser et se détendre. En recevant en cadeau d’anniversaire un bon pour une séance de bulle à flotter, il s’agissait pour moi de m’allonger sur autre chose qu’une table de massage.

Je ne m’attendais pas à vivre une expérience sensorielle proche de la méditation. Ce qui aurait très bien pu faire partie de ma #listedes40.

Explications.

Le cadre : un cocon rempli de 100 litres d’eau chauffée à 24,9 degrés et saturée en sel, pour assurer une flottaison parfaite.

Source : lesbullesaflotter.fr

La tenue : entièrement nue (moi qui pensais devoir porter un maillot et un bonnet de bain), douche obligatoire. Une façon subtile de laisser le matériel et se laver du superflu, pour revenir dans l’état où tout a commencé.

Le rituel : s’allonger dans l’eau (forcément), dans l’obscurité (option recommandée pour vivre pleinement l’expérience) et dans le silence complet (la musique choisie s’arrêtant au bout de 5 min et le caisson étant conçu pour être parfaitement hermétique).

Les sensations : je me sentais un peu déboussolée au départ, par l’absence de bruit en particulier. L’obscurité (et ma croyance en la survivance de l’âme et ses éventuelles manifestations après la mort) me tenait également en haleine, je dois l’avouer.

Il fallait pourtant que je m’y habitue, j’allais passer une heure dans ce cocon.

Les occupations : Tu te demandes ce que j’ai bien pu faire pendant une heure. Je me suis posée la même question.

Sur les conseils du prestataire, je me suis tout d’abord concentrée sur ma respiration. Étrange perception des battements de mon cœur, comme enfermée dans un bocal (perception amplifiée par les bouchons d’oreille, fournis pour éviter d’avoir du sel dans les oreilles).

2ième astuce donnée par le prestataire : focaliser sur des pensées agréables. Sans logique particulière, je me décidais à penser à l’Egypte, pays visité il y a longtemps et que j’ai particulièrement apprécié.

Le Nil avec ses rives verdoyantes, le soleil inondant les façades légèrement rosées des temples (je pouvais presque le sentir sur ma peau), les statues majestueuses semblant monter la garde… Mon esprit allait et venait à sa guise, dans des décors exotiques qui se matérialisaient sans que ma volonté n’intervienne et qui m’étaient apaisants et familiers.

Source : egypte-insolite.com

Au milieu de ces tableaux riches et hauts en couleur, l’image de la tête d’un loup grognant m’est apparu subitement, sans lien apparent. J’ai sursauté et ai repris d’un coup conscience de l’endroit où j’étais. Je ne m’expliquais pas la cause de ce qui, avec le recul, ressemblait à une vision dans des visions (et j’en cherche encore le sens).

Mon esprit divagua encore un peu autour de l’Egypte : le buste de Nefertiti, une fresque précise représentant 2 femmes (qui m’est apparut à plusieurs reprises me semble t-il), un sarcophage contenant une momie de femme (je n’avais pas de doute sur le sexe de cette momie dans mon for intérieur) avec des sceptres, attributs du pouvoir pharaonique (entre autres).

Source : sciencesetavenir.fr

Après ces « visions » ou projections, je continuais de flotter mais de façon beaucoup plus consciente. Avec deux sensations nouvelles et légèrement enivrantes, celle (douce) d’être aspirée vers le fond et celle (floue) de bouger sans réellement bouger.

J’avais réussi à décontracter tous mes muscles. Seuls persistaient des noeuds dans mon ventre, zone de tension identifiée chez moi.

Je ne pus résister à la tentation de me caresser jusqu’à l’orgasme, dans ce cocon amenant des sensations si surprenantes. Il ne fallut pas stimuler longtemps avec les doigts mon clitoris et mon téton gauche (c’est celui qui est le plus réceptif) avant de jouir.

Contrairement à mes habitudes, je n’ai pas ressenti l’envie de visualiser / fantasmer une scène torride de sexe (Note pour plus tard : il faudra que je revienne sur ce que j’imagine quand je me caresse). Mon attention était pleinement concentrée sur les sensations physiques. Et je pus ressentir sans distraction ni filtre le plaisir envahir par spasme mon pubis et mon bas ventre.

Entre chacun de ces moments, le temps, dont je ne pouvais avoir aucune notion, me parut parfois long. Mais l’heure est passée globalement assez vite.

Quand la lumière s’est rallumée et la musique s’est re-enclenchée (pour marquer les 5 dernières minutes), j’ai sursauté, comme si on me tirait d’un mi-sommeil / sommeil léger.

À l’issue de cette séance, je repartais, interrogative, revoyant et cherchant le sens des images qui s’étaient imposées à moi.

Le lendemain, suite à cette pause mentale exempte de tout stimuli, mes idées étaient particulièrement claires et fluides.

Curieuse je suis de réitérer l’expérience, pour savoir si mon esprit pourrait m’emmener au même endroit et/ou plus loin.

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17 janvier 2018 - Posted by | Libertinage

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