Tania & ses coquineries

Variations autour du désir (et des aléas des soirées privées)

Le désir féminin est changeant. Un jour au summum, le lendemain inexistant, le surlendemain timide. Il peut être réveillé subitement par un regard, un frôlement, un gémissement. Tout comme il peut rester en sommeil et faire la fine bouche. Ou être là bien présent, tout seul comme un grand.

Je suis à l’image de cette vague de désir fluctuante. Parfois sage (je t’ai vu sourire lectrice/lecteur, ça arrive plus souvent que tu ne l’imagines). Souvent salope, suçant et/ou tendant ma croupe à des queues bien tendues. Toujours coquine douce, sensuelle et voluptueuse. Quelquefois peu inspirée. Éternelle joueuse souriante. 

3 soirées multicouples et hommes seuls se sont enchaînées ces dernières semaines. 3 soirées très différentes, au cours desquelles mon désir et mon plaisir n’ont pas été les mêmes.

ACTE 1 – Remettre le pied à l’étrier

La 1ère soirée était prometteuse sur le papier. Le couple d’organisateurs nous avait souvent proposé des soirées. Mais faute au calendrier (vertical et féminin) et à la difficulté à trouver une nounou pour garder notre fille, nous n’étions jamais disponibles. 

Cette soirée, bien tombée, était également une façon de remettre le pied à l’étrier pour mon homme et moi (cela faisait plusieurs mois que nous n’étions pas sorti tous les deux). Pris dans l’élan, nous avions convié un couple d’amis, vivant à Caen et ayant partagé notre villa au Cap l’année dernière, à se joindre à nous. 

J’avais misé sur une tenue plutôt osée : rien d’autre qu’un soutien gorge sexy noir et une jupe en simili cuir (noire également). Une tenue « presque prête à l’emploi » à assumer impérativement (parce que permettant difficilement de passer inaperçue). 

Le cadre était rare et exceptionnel : un appartement parisien cossu au dernier étage, donnant accès à une terrasse sur le toit de l’immeuble, avec vue sur la Tour Montparnasse (et non, pas la Tour Eiffel). Le champagne était de premier choix et nous avions même droit à du caviar.

Au delà de tout cela, le principal critère d’une soirée libertine réussie n’était pas rempli : personne ne dégageait, à notre goût, une aura sexuelle suffisamment forte pour inspirer autant mon désir que celui de mon homme.

Était ce une question d’âge ? Un peu. Était ce une question de physique ? Pas forcément, plus une question de charisme. Était une question de musique et d’ambiance (j’avais le sentiment de participer au vernissage d’une exposition de peinture) ? Certainement. 

Trêve d’interrogations. Après avoir fini nos coupes de champagne, remercié l’organisateur, nous avons fini la soirée avec notre couple d’amis dans un bar club parisien, à bouger nos corps sur le dancefloor. Et là, à onduler dans des mouvements lascifs au rythme de la musique, le désir qu’on me retire mon string ficelle monta lentement mais sûrement… Imprévisible désir.

ACTE 2 – Une étrange soirée

Tous les ingrédients étaient réunis pour que je puisse me laisser complètement aller au plaisir au cours de la 2nde soirée, une semaine après. 

Le couple organisateur, devenu un couple d’amis que l’on prend plaisir à croiser au Cap au cours de leurs soirées thématiques endiablées, avait prévu un barbecue chez eux. Et des coins coquins répartis ça et là dans leur maison, au milieu de leur déco à tendance SM, leurs accessoires accrochés aux murs (fouets, cravaches), leurs machines et supports tous plus improbables que les uns que les autres (cheval d’arçon, balançoire suspendue, tonneau découpé et capitonné sur mesure).

Mon homme et moi savions que seraient présents des coquins qui nous plairaient : des hommes Alpha, charismatiques et bien membrés, capables de dominer avec ou moins de fermeté et des femmes mûres, débridées, à l’aise avec leur corps, assumant leur gourmandise. Toutes et tous cherchant à donner du plaisir sans compter et à en prendre sans complexe, dans un jeu de vase communiquant. Les seules questions étaient : à quel moment allions nous nous lancer et avec combien de personnes allions nous coquiner…

Dans ma robe moulante sobrement noire (mais subtilement transparente sur les côtés), contrastant avec mes ongles rouges laqués, j’étais souriante, détendue, tout en gardant (pour une raison inconnue) une certaine distance. Mon désir ne s’enclenchait pas.

Au cours de nos discussions autour du barbecue, je ne pouvais pas ne pas remarquer les sourires plein d’appétit à mon égard et le désir dans les regards féminins et masculins. On me dévorait littéralement des yeux, on se rappelait à mon bon souvenir, on cherchait à capter et retenir mon attention. Je n’avais (sans prétention aucune) qu’à tendre la main et me laisser guider jusqu’au plaisir.

« Arrête de me regarder comme ça Tania » ordonna le Capitaine, d’un ton autoritaire comme j’aime, alors que sans m’en rendre compte, je jouais de mon regard de braise. 

« Je vous sers une coupe de champagne ? Attendez il reste une goutte » me dit un coquin près du bar. « C’est important la dernière goutte » lui ai je répondu avec un petit sourire coquin. « Je fais comme si je n’avais rien entendu » dit il en souriant.

« C’est dingue l’effet que tu me fais à chaque fois » dit ce coquin bi croisé à plusieurs reprises, en se mordant la lèvre. 

« Je me souviens qu’à la dernière soirée, tu étais restée bien une heure sur le cheval d’arçon » me dit cet autre coquin qui ne tarda pas s’agenouiller pour glisser sa langue dans tous mes orifices. 

« Laisse toi aller » me dis je intérieurement. C’est ainsi que de fil en aiguille, je coquinais avec lui puis un autre, pour finir par jouir vaginalement sous les coups de rein d’un troisième.

J’eus également droit à une séance de fouet par le Capitaine lui-même (mes fesses en gardèrent de légères traces quelques jours après). « Dis le que t’es une salope, dis le que tu aimes la bite » scandait le Capitaine, entre deux coups de fouet savamment placés et dosés et deux cris de ma part.

Mais, à l’issue de cette soirée, je faisais le surprenant constat que mon corps avait certes été stimulé de façon variée et joui de façon intense mais mon esprit était resté stoïque. Je repartais avec un sentiment étrange d’une soirée ni bonne ni si mauvaise que ça. Je sais, j’ai des problèmes dans la vie.

ACTE 3 – L’appétit vient en mangeant

Le we suivant ces deux soirées, s’annonçait celle de notre ami Bertrand. Il fut l’un des tous premiers libertins avec lequel nous avons échangé dans nos premiers pas dans le libertinage et celui qui organisa mon premier gang bang et bien d’autres encore (je vous invite d’ailleurs à découvrir son site gangbangparis.com). 

J’étais, je l’avoue plutôt fatiguée des deux we précédents (quoi qu’il se soit passé la nuit, le rôle de parents / la vraie vie nous rappelle à l’ordre le lendemain). Au point que je doutais sérieusement de la probabilité à voir mon désir monter crescendo. 

Mais je m’étais engagée et mon homme voulait profiter (entre autres) de ce loft parisien atypique avec piscine qu’il n’avait pas revu depuis bien longtemps. Je jouais donc le jeu et me préparais en couleur à cette soirée sur le thème d’Hawai : maillot de bain et mini paréo roses. Au pire, me disais-je, je boirais des coupes de champagne au bord de la piscine avec ma copine Nubiana, en regardant mon homme baiser.

On ne pouvait que saluer l’organisation, le cadre, le casting renouvelé et harmonieux en terme d’âge et de physique, l’équilibre entre le nombre de couples et d’hommes seuls (même si, à mon goût, quelques hommes supplémentaires auraient été les bienvenus). Mais la soirée mit malgré tout du temps à démarrer. 

Parmi les convives, des couples plutôt novices, dans le libertinage pour certains, dans les soirées privées (plus habitués aux soirées en club avec des couples d’amis) pour d’autres. D’autres couples dont l’homme était davantage candauliste. Et voilà pourquoi chacun peina un peu à trouver sa place dans la soirée libertine (et comment le nombre d’hommes potentiellement actifs se voyait réduit considérablement). Les cases « échangisme » et « pluralité » étaient pourtant bien cochées dans les fiches NetEch…

Je ne fus pas peu fière que ma playlist Sex & Fuck (regroupant les chansons sur lesquelles j’ai envie de baiser, plus ou moins violemment) mette l’ensemble des protagonistes dans un état d’esprit plus festif et entreprenant. Le déclencheur fut surtout la prise en main d’une libertine (pas moi, pour une fois) par plusieurs hommes, dont le mien, sur une (bonne) idée de Bertrand.

Le modjo, c’était mon homme qui l’avait ce soir là. Convoité, désiré, sollicité par quasiment tous les couples présents. Il aurait fallu faire une file d’attente et/ou distribuer des tickets, pour son grand plaisir. Voyeuse dans l’âme, je me délectais de voir les va et vient énergiques du bassin de mon homme, d’entendre et de voir l’effet que sa fougue provoquait sur les femmes qu’il baisait. 

De mon côté, je jetais mon dévolu sur un charmant libertin qui ne se montra pas du tout réceptif (on ne peut pas plaire à tout le monde, que voulez vous) avant de me laisser entraîner dans une chevauchée avec un jeune homme ayant clairement montré son intérêt, une attitude respectueuse et un membre attractif.

L’appétit vient en mangeant, et en embrassant aussi, en particulier les lèvres de cet autre coquin croisé à plusieurs reprises. « Il se passe un truc à chaque fois entre nous, une osmose sexuelle », dis-je, à présent toute émoustillée. « Oui il se passe quelque chose entre ta chatte et ma bite », dit-il avec une poésie qui me fit rire (et qui aurait pu être mienne).

Pour le final, ce fut un trio avec un libertin doté d’une queue difficile à oublier (#ohlala) et mon homme. Ce fut une levrette rapide, intense, ponctuée de cris de plaisir. Puis allongée sur le dos, j’avalais successivement leurs deux semences (mon homme, ce coquin, ayant déjà joui une première fois au cours de la soirée dans la bouche d’une autre gourmande).

Juste avant de m’éclipser de cette soirée, je reçus l’un des plus beaux baisers qu’on ait pu m’offrir. Le souvenir de nos lèvres et de nos langues s’entrelaçant et s’effleurant, pendant que sa main caressait mes cheveux et ma nuque, dans un élan de fougue, de douceur et de sensualité, est encore vivace (et fait encore mouiller ma culotte). Le temps semblait s’être arrêté. Je n’entendais plus rien de ce qui se passait autour de moi. Pleine et vibrante de désir, j’aurais adoré poursuivre et développer en toute intimité ce contact charnel et faire l’amour avec Nubiana. Une prochaine fois, vivement.

DÉNOUEMENT

Reprends ton souffle et tes esprits après ces 3 récits (qui j’espère t’ont excité). 

Tu veux un secret ? La confiance est le fondement de mon désir ; confiance en moi, confiance en l’autre, confiance en la vie. Ma confiance, dans ces trois dimensions, a été mise à mal ces derniers mois. Ceci explique en partie cela.

Malgré tout, je choisis de garder la tête haute et d’apprendre à être détachée si nécessaire, tout en étant légère, authentique et entière dans l’instant présent. 

Et j’accepte le flux et le reflux du désir ainsi que les aléas des soirées privées.  

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13 juillet 2017 - Posted by | Libertinage

Un commentaire »

  1. Tes écrits sont souvent excitant et ils donnent envie de te connaître 🙂
    Ça fait du bien de savoir qu’il existe des femmes libérées et qui s’assument totalement !

    Au plaisir,

    H.

    Commentaire par Honey | 13 juillet 2017 | Réponse


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