Tania & ses coquineries

Laisse moi rire (épisode 2)

J’ai eu de prime abord envie, dans cette épisode 2, d’évoquer de façon plutôt sérieuse, mon propre cheminement, de l’éducation puritaine reçue par ma mère, à la structuration de ma vie libertine. 

Et puis j’ai décidé de prendre un autre point de vue, après avoir croisé dans le métro, cette femme. 

Plutôt âgée, une coiffure choucroutée et un visage anguleux dignes d’Armande Altaï. Sans compter sur son look improbable (c’est peu de le dire). Elle a enlevé son manteau, dévoilant un pull chaussette blanc sous lequel elle avait glissé des épaulettes (oui oui, vous avez bien lu), et qu’elle avait bien enfoncé à la taille dans une jupe longue en velours noir. La fashion police aurait certainement perdu connaissance. 

Et dans un geste féminin et fluide, parfait équilibre entre douceur et détermination, regardant son reflet dans une vitre, elle s’est appliqué à replacer les mèches de sa frange tombant sur son visage, à repositionner correctement son collier, à enlever les poussières de sa jupe. Puis, satisfaite et fière d’une certaine façon, s’est assise. 

Juste derrière elle, un groupe de jeunes hommes se moquaient d’elle et ricanaient, pas si discrètement. Elle n’en avait que faire. Je n’ai pu m’empêcher de sourire et de l’admirer, pour ma part, tant elle était touchante dans sa féminité et sa façon de l’exprimer, tant son assurance était inébranlable. À mes yeux, un moment de grâce et une leçon de vie inattendus.

J’ai regardé les autres femmes de la rame de métro. Toutes différentes, toutes avec leur charme, leur beauté, leur singularité,  dans leur regard, dans leurs gestes, dans leur attitude. « Nous avons toutes notre part de féminité », me suis-je dit intérieurement, quelque part entre nos atouts et nos défauts, nos forces et nos talons d’Achille.

Bravo à vous toutes, qui assumez votre féminité, vos choix, avec sourire et détermination, quel que soit l’endroit où chacune positionne le curseur de la sexualité. 

Soyons bienveillantes avec nous même. Laissons nous rire, pleurer, vibrer, aimer. Soyons volontaires, décidées et actrices de nos vies. Soyons authentiques et vraies. Et chérissons notre liberté.

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18 avril 2017 Posted by | Libertinage | Laisser un commentaire

Laisse moi rire (épisode 1)

Rentrons immédiatement dans le vif du sujet. Il y a une opposition (fortement ancrée) entre la chaudasse / la cagole / la fille légère / la catin, cumulant les partenaires sexuels et/ou affichant un certain appétit sexuel, et la discrète / la posée / la pure / la sainte, plus crédible, légitime et présentable. 

On baiserait les premières pour (mieux) se mettre en couple, épouser et procréer avec les secondes. 

Autrement dit, pour être une bonne mère /compagne qui se respecte / épouse convenable, une femme se devrait d’être un exemple de sobriété sexuelle, ayant eu peu (voire pas) de partenaires et s’approcher autant que faire se peut, du mythe de la sainte auréolée de pureté. Certifiée sans être (trop) testée.

Ah ah ah, laisse moi rire.

Je ne rentrerai même pas dans la démonstration que je parviens (me semble t-il de façon plutôt équilibrée) à concilier mes différentes casquettes (femme, mère, épouse, amante, libertine, amie, sœur, etc). Mais plusieurs constats s’imposent cependant. 

Premier constat. 

Nous sommes, nous femmes, les premières à nous auto-censurer (et à nous flageller spontanément), ayant bien retenu les leçons enseignées explicitement et implicitement par nos mères : Mieux vaut être trop prude et raisonnable que d’avoir la cuisse légère, ma fille, il en va de ta vertu et cette vertu est inestimable (pour l’homme surtout, tiens donc).

Je ne saurai dire combien parviennent à dépasser d’elles même le poids de cette éducation (une minorité ayant certainement reçu, à contre courant, une éducation plus tolérante et ouverte) et accepter la simple idée qu’elles peuvent avoir une libido aussi forte (voire plus) que celle d’un homme. Et que ce n’est pas anormal.

Deuxième constat. 

Les hommes poursuivant un idéal de femme immaculée conception (ce qui n’est pas, je l’espère, la majorité des hommes), ne sont-ils pas ceux qui, lassés du manque d’exubérance et de fantaisie de leur compagne au lit, finissent par aller voir ailleurs ?

Troisième constat.

La majorité des hommes (pour le coup) n’attendent-ils pas de leur moitié qu’elles soient sages, posées et présentables à la ville (desperate housewife bien sous tout rapport – en apparence) mais chienne, salope et débridée au lit, avec eux (pour eux seuls et grâce à eux seuls, faut pas déconner, c’est leur femme) ?! 

Or pour assumer d’être chienne et salope, en paroles et en actes, il faut avoir suffisamment exploré à titre personnel, au travers de différentes expériences sexuelles, et repoussé souvent ses propres limites… Et là c’est le chat qui se mord la queue (chienne, chat, c’est très animalier tout ça. Et à la fois, il faut bien appeler un chat, un chat). 

Conclusion.

Entre :

– ces demoiselles rougissant quand le mot ‘levrette’ est prononcé, pensant et agissant inconsciemment dans le cadre qui leur a été posé (mais frissonnant en lisant secrètement 50 Nuances de Grey), 

– ces dames qui militent pour un féminisme dénué de féminité, vierge de toute interprétation/allusion éventuellement sexy et encore moins sexuelle (et fustigeant l’homme par principe), 

– celles qui se revendiquent libertines et qui la ramènent peut être un peu trop (tu l’as pensé ou tu vas finir par le penser, même un tout petit peu),

– ces messieurs qui pensent que leur pénis est le centre du monde et que la femme doit lui être dévouée (en étant si possible -niaisement- béate d’admiration),

– Ces hommes qui aimeraient partager des moments forts avec une femme libérée, assumant d’être appelée « salope » dans le feu de l’action et bien plus encore, mais n’en rencontrant pas ou ne sachant pas comment amener la chose à leur moitié (à leur grand dam).

Et bien le débat catin / sainte n’est pas près d’être réglé. 

17 avril 2017 Posted by | Libertinage | Laisser un commentaire

Star Club

Je suis tombée, il y a peu, sur un article d’un de ces magazines qui a connu son heure de gloire dans les années 90, en version ado de Voici (avec à la fin, des fiches paroles de chansons à découper, vous vous souvenez ?!).

C’était une interview sur le mode « j’aime/j’aime pas », d’un acteur de séries AB production, qui faisait en son temps chavirer le cœur des pré-ados avec son regard bleu azur. 

Et je me suis dit pourquoi pas écrire un article sur le même mode, histoire de changer un peu ?! Allez c’est parti. 

7 choses que vous ne savez (peut être) pas sur moi et qui vont (sûrement) vous surprendre (hé hé)

Tif et compagnie

Quand j’étais jeune (6/7 ans), mes cheveux s’emmêlaient beaucoup. Pour les coiffer, c’était de longues et douloureuses séances de démêlage ponctuées de tentatives de négociations à chaudes larmes avec ma mère. Je me suis donc retrouvée avec une coupe à la garçonne. Gain de temps et économie de larmes.

Depuis, je vous rassure, j’ai appris à me coiffer seule, à gérer ma masse de cheveux et je chéris ma tignasse que les coquins prennent un malin plaisir à tirer (et qu’on peut aussi caresser hein).

Chat alors, c’est original

J’ai un chat, une chatte en réalité (mais ça me fait toujours bizarre de parler comme ça, de but en blanc, de ma chatte). Ma chatte, donc, est un brin capricieuse et collante. Elle réclame de l’attention et des caresses (elle aussi) dès le saut du lit. Quoi, qu’est ce qui vous fait rire ?!

Salé ou sucré

Ah, on ne pouvait pas occulter l’aspect gustatif. Je suis plus salé que sucré, c’est un détail très trés important à souligner (note le bien dans un coin de ta tête, ça pourra te servir un jour, qui sait). Mon talon d’Achille est le tarama, que j’adore mais que je consomme à petites doses, compte tenu de son fort apport calorique. Faire attention à ce qu’on prend en bouche, on en parle pas assez.

Let the music play

Je pourrais écouter de la musique tout le temps, toute la sainte journée. 

En me préparant le matin, j’apprécie un fond musical doux. A d’autres moments, les morceaux choisis sont plus rythmés. 

La musique m’est indispensable chaque jour, pour m’évader alors que mon corps est coincé dans le métro (et accompagne la rédaction des articles de mon blog). 

Je mets en musique au quotidien chacun de mes états d’âme et elle apporte une dimension différente à mes coquineries. 

J’ai une chanson attachée à chaque période importante de ma vie et/ou chaque rencontre qui a laissé derrière elle des souvenirs marquants. 

Exemples (et ne rigole pas face à mes références hautement culturelles, stp) :

Mon goût passé pour le chant qui m’a coûté un bras en cours hebdomadaires (pour un résultat contestable) : Patricia Kaas – mon mec à moi > https://youtu.be/IpWcSEaEyR8

Les turbulences de mon adolescence et le virage brut pour passer à l’âge adulte : Destiny Child – Say my name > https://youtu.be/sQgd6MccwZc

La relation naissante, agitée à ses débuts mais de plus en plus forte, avec mon homme & futur mari : Lady Gaga – Bad romance > https://youtu.be/qrO4YZeyl0I

La chanson et le clip associé qui font triper ma fille de 3 ans : Peter & Sloane – Besoin de rien, envie de toi > https://youtu.be/8Fv02yIcpuQ

Le Cap et son palais des délices : Major Lazer & DJ Snake – Lean on > https://youtu.be/YqeW9_5kURI

Un passage à Lyon (un petit jeu sans conséquences ?) : Carla’s Dream – Sub Pielea Mea > https://youtu.be/wVMob13z6p0

Un passage à Strasbourg (fort appréciable) : Lana Del Rey & Cédric Gervais – Summertime Sadness > https://youtu.be/akhmS1D2Ce4

Liste non exhaustive bien sûr.

Après ces premiers points d’une importante cruciale, je sens ton attention quelque peu décliner. Recentrons donc cet article.

Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt 

Je suis du matin. Voilà, c’est dit. Le moment où je suis le plus excitée et réceptive, c’est entre 08h et 09h, soit quand je suis dans le métro, sur le chemin du boulot (et donc quand j’écris mes articles avec un fond musical, si tu as tout bien suivi).

Je te laisse imaginer les fantasmes que je me fait toute seule, face à tous ces hommes, qui montent, la tête haute et l’allure fière, en bleu de travail, dans le métro. 

J’ai atteint le summum de l’excitation souterraine quand un jour se sont trouvés face à moi, 4 hommes, de 4 styles différents, tous plus sexy les uns que les autres : le Hipster, le cadre dynamique, l’homme grisonnant en costard cravate et le petit jeune prometteur. 

Je ne savais plus où donner de la tête. Le mot qui tournait en boucle dans ma tête était : gang bang, gang bang, gang bang…

Ce moment de poésie a duré une (seule petite) station (snif) et s’est terminé brutalement quand l’un des protagonistes a quitté la rame. Soupir… 

Garde à vous

Je vais vous dire un secret et vous dévoiler quel est mon péché mignon : voir les queues au garde à vous sans aucune intervention physique de ma part, par la simple force du désir. Flatteur et terriblement excitant #ohlalalalalala

J’imagine que le pendant pour les coquins est de constater mon degré d’humidité et de lubrification sans aucune intervention physique, par la simple force du désir #clindoeil

Le côté obscur de la force

Avoue que la musique de Star Wars s’est déclenché dans ta tête en lisant ce sous-titre… Pourtant il ne s’agit pas de rayon laser (quoi que d’une certaine façon…) mais de l’univers BDSM, que j’aimerais appréhender et explorer en profondeur.

Mais j’ai le sentiment qu’il faut choisir entre dominer et se soumettre et je suis incapable de faire ce choix, à date. 

Je me verrai bien en Maîtresse Tania, intransigeante et perverse, mais ne connaissant pas les codes et les postures, je tâtonnerai. 

Me glisser dans la peau de Soumise Tania, relâchée et repoussant ses limites, m’attire également beaucoup. Mais je ne sais pas si je pourrai me soumettre entièrement et sans compromis. Dilemme.

C’est tout, pour le moment.

Tu peux reprendre une activité normale.

Outkast – Hey ya > https://youtu.be/PWgvGjAhvIw

6 avril 2017 Posted by | Libertinage | Laisser un commentaire