Tania & ses coquineries

Lettre au Père Noël

Cher Père Noël,

Tu vas me demander si j’ai été sage cette année.

La réponse est résolument non. 

J’ai porté des jupes moulantes, des robes courtes et des décolletés. Sans compter toutes les scandaleuses tenues osées et dénudées portées en soirées. J’assume.

Je me suis laissée envahir et transcender par mes pulsions, sexuelles et sentimentales. Sans retenue, sans filtre, presque jusqu’à l’overdose. J’assume.

Je me suis vautrée et abandonnée dans des plaisirs charnels indécents. A 2, à 4 et bien plus encore. J’assume.

Je me suis montrée encore plus salope que l’année dernière, et celle d’avant, celle d’avant-avant… J’assume.

Quand elles me tiennent à cœur, je ne sais pas faire les choses à moitié, Père Noël. J’aurais même tendance à glisser au contraire vers l’extrême (alors imagine les années à venir…).

En parallèle, j’ai essayé, dans toutes les sphères de ma vie, d’inspirer de la joie et de la sérénité, d’offrir mon sourire, d’insuffler des mots enrichissants, enthousiasmants et de communiquer une énergie positive.

J’ai suivi mon instinct, j’ai fait confiance. J’ai porté un regard bienveillant et sans jugement sur ceux qui m’entouraient ou passaient furtivement dans ma vie. Je leur ai accordé de l’importance, parce que chaque personne compte et chaque interaction enrichit l’âme.

J’ai essayé d’être à l’écoute, ouverte, compréhensive envers mes proches, amours, amies et famille. Je me suis appliquée à être présente, entièrement et sans compromis, dans chaque instant, même infime, que j’ai vécu.

Alors maintenant que tu es convaincu que je mérite un cadeau (tu l’es, je le sais), reste à définir lequel. Je pourrais te demander encore plus de plaisir (oh guilty pleasure). Mais j’aimerais que tu m’apportes ce petit truc qui peut tout changer : la surprise.

Ma liste au Père Noël (pour moi et pour vous tous, chers lecteurs et chères lectrices) : Redécouvrir, s’émerveiller, bousculer ses idées reçues, porter un regard neuf, changer ses habitudes, se laisser surprendre, se surprendre soi même, sourire.

PS : je plaisantais, hein ?! Tu peux ajouter « encore plus de plaisir » à ma liste. Et je tiens à te faire remarquer que parmi les fantasmes dont je t’avais parlé en 2012, un seul s’est réalisé. Je dis ça, je dis rien.

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19 décembre 2016 Posted by | Libertinage | Laisser un commentaire

Réinitialisation

Presser le bouton « RESET » pour rembobiner le film de ma vie libertine.

Me concentrer à nouveau sur ce qui me rend passionnément, profondément, intensément vivante et vibrante.

L’excitation de l’autre moi

Toute soirée libertine commence par une phase de préparation. Ce soir là, je n’avais pas choisi la tenue la plus osée mais j’étais dans le thème de la soirée (BDSM) et elle répondait à mes critères : simple et furieusement sexy.

J’avais soigné plus que de coutume mon maquillage, avec un œil charbonneux que j’avais superbement réussi et une bouche sanguine. Se parer pour attirer les regards, intriguer et exciter. 

(Re)devenir Tania, cet autre moi libre d’aguicher, de jouer, de se donner. Ce double revendiquant être une belle salope, par la tenue, le regard, l’attitude, les mots, les actes.


Le goût de l’inhabituel

La soirée se déroulait dans un loft atypique et exceptionnel, qui a servi à de nombreuses reprises, de cadre pour des tournages de films X.

Les organisateurs avaient savamment disposé cage, fucking machine, croix de saint André, chaînes, matelas, etc. Ce qui apportait de l’excentricité et de l’originalité à cet endroit qui avait déjà beaucoup de cachet. 

Investir des lieux hors norme, qui sortent clairement de l’ordinaire, laisse la porte ouverte à des scénarios sexuels délicieusement improbables. 

La stimulation de la chasse

Je suis une croqueuse d’hommes et joueuse dans l’âme, un brin prédatrice. J’attends en face de moi idéalement une belle gueule et un corps taillé, mais surtout du charisme, de la repartie et un complice de jeu (jeux de main, jeux de mots, jeux de domination pour ne citer que ces jeux là). Repérer, chasser subtilement et ferrer l’homme Alpha avant qu’il ne s’en rende compte (ou le laisser me ferrer en prenant un air innocent).

En début de soirée, lorsque les convives se présentaient les uns après les autres, j’observais les proies masculines potentielles. Repérer d’un coup d’œil. Jauger l’intérêt qu’ils me portaient (l’effet que je leur faisais pour être plus précise). Estimer leur potentiel Alpha. Deviner leur orientation sexuelle (dans cette soirée là, cette donne était importante). 

Et se lécher par avance les babines, en prenant plaisir à ne laisser presque rien paraître, si ce n’est une main furtivement baladeuse ou un petit sourire coquin.

Se sentir à sa place

Mon regard se posait également sur ces dames, tout de vinyle et de latex vêtues, perchées sur des talons aiguilles ou des plateformes extravagantes. J’admirais leurs courbes, leurs sourires, leur aisance et la sensualité contrastant avec le côté brut des tenues BDSM. 

Toutes les femmes ont leur charme et les libertines sont en particulier des femmes qui savent se mettre en valeur et s’assument (Ce qui les rend encore plus belles).

Des visages, d’hommes ou de femmes, qui ne m’étaient pas inconnus. Visages de libertins croisés au Cap, aux soirées Riad. Libertins assumant leur mode de vie et leur penchant pour le sexe débridé, au delà des préférences (hétéro, bi, homo) et des postures (dominant/soumis). Personnes laissant ouvert le champ des possibles, sans jugement aucun. 

Le sentiment d’être à ma place, parmi eux, exactement là où je devais être, naturellement et instinctivement.  

Le plaisir de l’imprévu 

Je ne suis pas à l’aise pour lancer les hostilités et investir un terrain de jeu vide incitant ainsi les autres à faire de même (timide je peux être). Mais comme je suis plutôt de bonne composition (et très vite excitée), c’est souvent la posture dans laquelle je me retrouve. Ce fut encore le cas ce soir là. 

Le Capitaine (qui serait mon maître si je devais en choisir un) avait les doigts baladeurs, alors que je profitais du spectacle de 4 libertins bi commençant à se sucer (voyeuse je suis). 

Nous ne tardâmes pas à être rejoints par d’autres, l’ambiance se réchauffa d’un coup et l’ensemble des convives passa aux choses sérieuses.

Je me glissais hors du ring, pour me laisser tenter par un charmant black (réquisitionné pour le bar), qui m’avait lui aussi repérée. Nous décidâmes, selon l’inspiration du moment, de nous installer, avec mon homme, dans un coin encore inoccupé, à l’étage. 

J’eus un moment d’appréhension, à l’idée de me retrouver presque en face en face avec un autre homme que le mien. Et à la fois une configuration plus intime était une manière douce de remettre le pied à l’étrier (Quand on tombe de cheval, il ne faut rester à terre mais remonter aussitôt,n’est ce pas ?!).

Le moment fut agréable mais je ne pus pas en profiter à 100%, intellectualisant ce qui aurait dû être au contraire naturel et spontané, ayant peur de trop me connecter et/ou trop me donner, me regardant baiser, cherchant (à tort) des limites que je n’aurais peut être pas su voir « avant ».

De retour au bar après cette petite escapade, je me laissais tour à tour fouetter les fesses par une domina (que j’avais déjà vu plusieurs fois à l’œuvre), puis attacher les poignées et bander les yeux (pour offrir à l’aveugle mon corps), entre deux coupes de champagne et imposant à mon esprit de se concentrer sur les sensations corporelles.

Débrancher son cerveau

J’en viens à ce qui est mon principal moteur et source de bien être : le relâchement, le lâcher prise, l’abandon de soi. Comme une soupape permettant d’évacuer pression, frustrations, désillusions des autres sphères de ma vie. Comme le piment permettant de donner de la saveur au train train inéluctable de la vie quotidienne. Cette vie libertine, en parallèle, en catimini, est un souffle de liberté, transcendant, enrichissant & apaisant, dont je ne peux plus me passer, et m’apporte un équilibre essentiel.

Lorsque je pris place sur une sorte de cheval d’arçon tournant sur lui même (fruit de l’imagination et du bricolage des organisateurs), j’étais loin d’imaginer à quel point j’allais justement me relâcher et m’abandonner. 

Un dominant se mit tout d’abord en devoir de me prendre en main. Quelques coups de fouet bien dosés sur la chatte, suivi d’une jouissance provoquée par un hitachi avec des sortes de petits mamelons (modèle que je n’avais jamais vu jusqu’alors) furent une délicieuse mise en bouche. 


Je fus rapidement prise d’assaut. Je décidais de ne pas relever la tête, ni chercher à voir le visage de mes partenaires. Je limitais volontairement mon champs de vision aux queues qui se présentaient à moi et aux pieds des libertins faisant et attendant leur tour. Je focalisais sur le plaisir d’être entourée, désirée et saillie, sentant en permanence la présence de mon homme que je savais attentif et prêt à intervenir si besoin.

Je n’eus nullement besoin de lubrifiant et appréciais les queues qui se succédaient, entre compliments élogieux, mots crus et éjaculations faciales. J’avais lâché prise et savourais toute la plénitude du plaisir physique et cérébral, voluptueux et enivrant. 

Le dépassement de soi

Lorsque vint le tour de JL, il me pilonna vigoureusement (comme à son habitude) et, me sentant suffisamment décontractée, remonta jusqu’à mon cul (ah, cela faisait bien longtemps qu’il le convoitait, le coquin). « Pourquoi pas, vas-y » me dis je intérieurement.

Il faut savoir que je ne pratique quasiment pas la sodomie, même en privé avec mon homme. Mon cul n’étant pas vraiment ouvert, et lui et moi ayant un douloureux passif. 

Il faut aussi savoir que je ne suis pas exhibitionniste. En offrant mon cul (pratique rare à voir en soirée donc suscitant l’intérêt), dans la position dans laquelle j’étais (cul bien relevé, au centre de toutes les attentions), j’acceptais implicitement de m’exhiber. 

Je m’apprêtais donc à « faire sauter » et « transgresser » deux verrous mentaux très forts dans mon esprit. Mais sans en avoir conscience, déconnectée que j’étais.

JL parvint à s’engouffrer quasi entièrement dans mon cul mais cela était un tantinet douloureux. Il se retira pour laisser mon homme prendre la place. Et la queue de mon homme glissa comme dans du beurre, à notre grand étonnement mutuel.

Face à cet essai plus que probant, JL suggéra de changer de position, d’aller m’asseoir sur un canapé attenant et de relever les jambes, pour être sodomisée de face. Mon homme se positionna à nouveau dans mon cul, donnant des petits coups de bassin et me demandant si tout allait bien. 

Lorsqu’il accéléra, à ma demande, et intensifia la profondeur de ses à coups , je pris pour la 1ère fois de ma vie, dans un contexte de soirée / d’exhibition, un plaisir intense à être sodomisée, à la limite de la jouissance (il faudra recommencer pour y arriver).

Et je terminerai le récit de cette soirée sur cette phrase de mon homme, dans le feu de l’action : « qu’est ce qu’on est bien dans ton cul, ça vaut 10 femmes » Seulement 10 ?!

8 décembre 2016 Posted by | Libertinage | Un commentaire