Tania & ses coquineries

Jouir, mais comment ?

Libertiner en solo au gré de mes déplacements professionnels est devenu une habitude et un moment hors du temps que j’apprécie (au point parfois d’oublier que je me déplace pour des raisons professionnelles avant tout).

Je choisis moi même avec soin les coquins qui partageront mon lit. Je les recherche  virils, taillés, belle gueule & Alpha. Mes pérégrinations m’ont amené à faire de belles rencontres qui apportent un vent de nouveauté (et passer de jouissifs moments).

Mon homme a développé contre toute attente un état d’esprit candauliste et se délecte du récit de mes exploits à distance. Butiner m’excite, l’excite, je suis excitée de l’exciter, on est excité à l’idée d’en reparler après. De l’excitation en concentré.

Le tableau semble idyllique, n’est ce pas ?Une petite voix me dit cependant que butiner, et de façon plus large jouer, peut être la petite faiblesse qui me perdra. 

Elles sont subtiles les frontières à ne pas dépasser, en matière de sentiments. Vivre pleinement l’instant mais prendre garde à ne pas se laisser griser par la sensation (illusoire ?) de feeling, l’ivresse de la situation. 

La libertine assumée que je suis aime à penser que les moments qu’elle vit avec des coquins sélectionnés sont exclusifs, uniques et magiques. Mais ne veut pas entendre qu’elle est malgré tout une fille de plus et que la séduction n’était qu’un moyen, agréable et sincère dans l’instant, mais un moyen quand même. Et pourtant ça fait partie du jeu.

La libertine gourmande que je suis veut le beurre et l’argent du beurre. 

Butiner et jouer sexuellement avec plusieurs partenaires, au profil et au charme différents. Mais avoir en retour une certaine forme d’exclusivité (par orgueil quelque part). 

Avoir du sexe décomplexé et sans scrupule mais avec quelques beaux sentiments quand même (parce que le sexe pour le sexe est vide de sens). 

Vivre en toute confiance l’intensité de l’instant mais occulter l’aspect inexorablement éphémère et versatile du désir (parce qu’il est plus compliqué que je ne le pensais de séparer la femme libertine que je suis de la femme tout court).

Qui peut le moins peut le plus. Et si mon équilibre de libertinage en solo était finalement dans des relations suivies avec un nombre restreint de coquins plutôt que dans de nouvelles rencontres sans limite ? 

A la fois, avant de faire un choix ferme et définitif, il faut bien tester et essayer un minimum, non ?!
 

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14 septembre 2016 Posted by | Libertinage | 2 commentaires