Tania & ses coquineries

Un jour, tu seras mère, ma fille.

Cela ne vous sûrement pas échappé, je n’ai pas écrit de nouvel article et alimenté mon blog depuis de nombreux mois. J’ai vécu une expérience qui a grandement influé sur ma vie libertine, à juste titre : la grossesse. Une grande parenthèse dans ma vie de femme libertine, le temps d’intégrer un nouveau statut, celui de mère.

Dès le début de ma grossesse, la question de la conciliation de ma vie libertine avec cet heureux événement à venir s’est posée. Faire une pause ou continuer de profiter des plaisirs de la chair en groupe ? A vrai dire, le choix s’est rapidement imposé à moi.

De prime abord, je ne voyais pas de raison de ne pas continuer de libertiner, tant que mon ventre ne se voyait pas, du moins. Le libertinage étant une partie à part entière de ma vie et le sexe un acte auquel je m’adonne naturellement (dans les limites qui sont miennes bien sûr et dans la mesure où les partenaires sont choisis). Mais une question s’est fatalement posée : avant de débarquer dans une soirée libertine, doit on le dire ou non, même si le ventre est encore discret ?Et la réponse s’est révélée bien plus complexe que ce que j’avais prévu.

J’ai tout d’abord ‘sondé’ quelques amis libertins (hommes) qui se sont vite révélés (très) frileux à l’idée de coquiner avec une femme enceinte en général (pas moi en particulier), idée qui les mettait mal à l’aise. En d’autres termes, ils refusaient catégoriquement de batifoler sexuellement avec une femme enceinte d’un autre, quelles que puissent être les envies de celle ci. Je sentais que je touchais du doigt (sans jeu de mot aucun) un tabou (le tabou ultime ?!). Ma curiosité m’a poussé à chercher sur le net si des femmes enceintes affichaient leur appétit sexuel dans des vidéos pornos, ce qui est le cas mais en minorité. Ce qui me laissait à penser que la femme enceinte faisait bander peu d’hommes (problème si on veut être transparente sur sa condition de femme enceinte et qu’on aime se faire prendre fermement en levrette à la chaîne).

Donc au final, annoncer mon état de femme enceinte avant notre venue à une soirée libertine c’était prendre le risque que les autres libertins ne soient pas à l’aise, voire m’évitent, voire posent sur moi un regard spontanément désapprobateur. Non pas que je doute de l’ouverture d’esprit des libertins (le libertinage étant par définition l’expression de sa liberté) mais je ne voulais pas être la ‘bête de foire’, en particulier aux yeux des autres femmes libertines et mamans . Ne pas le dire alors ? Pensez-vous, c’était parfaitement inutile, comme toute femme enceinte, j’y pensais tout le temps et j’avais l’impression que mon ventre se voyait comme un plug au milieu de l’anus.

Je n’ai pas eu l’occasion pendant ma grossesse de discuter vraiment de cela avec d’autres femmes (dont le point de vue m’aurait été fort précieux). Ma seule référence était une courte discussion passée (bien avant que je ne sois enceinte) avec une libertine qui était passé par la et qui m’avait simplement dit (de façon tout à fait bienveillante) : tu verras bien selon ce que tu ressentiras à ce moment là. Avec du recul, une phrase qui résume bien l’importance des changements physiques et psychologiques qu’impliquent la grossesse.

Deuxième changement : même si mon rapport au corps était toujours décomplexé, avoir une vie qui se développait en moi n’était pas anodin. Je ne pouvais envisager d’être secouée, un peu ‘malmenée » lors des soirées coquines (ce qui en temps normal est fort excitant). D’autre part, ma poitrine, zone très érogène chez moi, était au fil des mois de plus en plus douloureuse (horrible frustration !!). Enfin je ne voulais pas sentir des mains ‘étrangères’ toucher et caresser mon ventre arrondi, cela m’aurait mise grandement mal à l’aise.

Mais la principale raison pour laquelle j’ai fait une pause libertine était mon absence totale de libido. Je savais que la grossesse modifierait ma libido, mais j’espérais secrètement (en réalisant moult danses de la pluie et incantations sacrées) que ce serait à la hausse >>> le mythe de la femme enceinte insatiable de plaisirs charnels. Je m’imaginais réveillant mon homme au milieu de la nuit (comme pour une envie de fraises), mais aussi le harcelant matin, midi et soir, le suppliant de me prendre sauvagement et fermement pendant des heures sans faiblir, au point de l’exaspérer et de sentir une lassitude à baiser (bon j’avoue, j’exagère un peu là).

QUE NENNI, à mon grand dam, mes hormones ne travaillaient QUE ET UNIQUEMENT pour le développement et le bien être de bébé. Et me voilà à regarder tristement les trimestres défiler sans que ma chère libido ne revienne. Relation de cause à effet (dans quel sens ?), mon esprit était entièrement focalisé sur ce petit être que je sentais particulièrement bouger et s’animer quand je me caressais et me donnais du plaisir (ouch, encore un coup de pied dans les côtes, c’est le vibro qui te perturbe ?!)

Le seul côté positif de la chose était que mon homme (vous avez pensé à lui, avouez) était sur le même tempo que moi et avait beaucoup moins d’envies sexuelles qu’en temps normal. Ma vie sexuelle se limitait presque uniquement à regarder des vidéos hot gratuites sur le net. Et lui aussi vivait avec une résignation exemplaire sa plus grande traversée du désert. Se soutenir dans l’adversité, c’est important.

Il est impossible de dire qu’on est prête à 100% à vivre l’arrivée d’un bébé (où serait la joie de découvrir les choses sur le tas sinon ?!).  En ce qui concerne mon retour à la vie libertine, je veux être sûre d’être prête, pour pouvoir vivre à 200% les soirées coquines auxquelles nous participerons à nouveau. Et l’envie de remettre le pied à l’étrier me titille de plus en plus (maintenant que j’ai retrouvé mon cher modjo).

Donc en attendant la reprise des affaires (qui ne tardera pas, je l’espère), je partage avec vous quelques photos prises à la fin de ma grossesse, par le talentueux photographe Numa.

Enceinte_Crayons_couleur

 

Enceinte_Jean_Soutif

 

 

8 août 2014 - Posted by | Fantasmes, Libertinage, Objets coquins, Pratiques sexuelles | , , ,

2 commentaires »

  1. Tu n’es pas mal sur la photo, je veux dire que tu as belle allure. Je suis mariée et j’assume mon libertinage, mon mari aussi. Nous n’avons pas encore d’enfants. Je le ferai quand je veux avec qui je veux. Je ne serai pas complexée avec mon gros ventre. Les hommes aiment baiser les femmes enceintes, ça fais partie de leur fantasmes.

    Commentaire par lovabaize | 14 août 2014 | Réponse

  2. C’est amusant. J’ai d’abord été mère et ce n’est qu quand mes enfants sont devenus grands, par le plus grand des hasards, que j’ai découvert le libertinage. En tout cas, je te souhaite une belle vie de maman libérée.

    Commentaire par agathetheblue | 31 mai 2015 | Réponse


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