Tania & ses coquineries

Et maintenant ?

S’arrêter. Se retourner pour regarder le chemin parcouru. Puis regarder à nouveau devant soi. Se demander si on a toujours envie de continuer à avancer dans cette direction.

Voilà où j’en suis sur le chemin du libertinage.

J’ai lu quelque part que, parfois, il suffit d’un infime changement de perspective pour avoir une perception totalement différente.

Je revois ce moment, quelques jours après la mort de mon frère, où je me sentie interdite de me laisser aller et ressentir du plaisir, alors que lui n’était plus.

Je revois ce moment, au cours d’une soirée libertine, où j’ai relevé la tête et regardé, avec un recul qui me surprenait moi même, les corps nus que se caressaient, se cherchaient, se frottaient, s’entrechoquaient. Parmi ces corps, celui de mon homme, nerveux, intense, dans un élan fougueux qui le caractérise. Et moi, observatrice, distante, presque absente une fraction de seconde.

Je revois ce moment, au Cap, où je suis descendue du lit, pour laisser la place, laisser de l’espace et regarder passive les ébats des autres. Les cris, les soupirs, les bruit des fluides, de la chair qui claque, traduisant le sexe brut et le plaisir assumé, tout m’apparut désespérément inutile, vide de sens et vain.

Je revois ce moment où je passe en revue les photos privées de notre compte NetEch. Ces photos illustrant à la perfection les fantasmes de mon homme et sa projection de sa femme libertine : chienne, salope, vicieuse, trash. Ces photos de moi dans lesquelles je ne me reconnais plus.

Je croyais que libertiner était une partie de moi, que j’étais intrinsèquement libertine, que le libertinage était une sphère incontournable de ma vie. Mais les choses ont l’importance qu’on veut bien leur donner.

Je pensais qu’il suffirait de tendre la main, de me laisser aller, d’attraper ces capsules de plaisir que l’on veut bien me tendre, sans enjeu aucun. Et pourtant.

Je vivais le libertinage comme ma bulle de liberté absolue, dans une vie calibrée et cadrée, malgré nous. Mais la liberté est toute relative entre les codes libertins à respecter et l’image à renvoyer.

Je pensais que je ne me lasserai pas, que chaque rencontre charnelle serait vibrante et enrichissante. Mais l’âme ne s’enrichit pas des plaisirs de la chair.

J’avais tort. Et maintenant ?

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10 avril 2018 Posted by | Libertinage | Laisser un commentaire

Bulle sensorielle

Flotter pour décompresser et se détendre. En recevant en cadeau d’anniversaire un bon pour une séance de bulle à flotter, il s’agissait pour moi de m’allonger sur autre chose qu’une table de massage.

Je ne m’attendais pas à vivre une expérience sensorielle proche de la méditation. Ce qui aurait très bien pu faire partie de ma #listedes40.

Explications.

Le cadre : un cocon rempli de 100 litres d’eau chauffée à 24,9 degrés et saturée en sel, pour assurer une flottaison parfaite.

Source : lesbullesaflotter.fr

La tenue : entièrement nue (moi qui pensais devoir porter un maillot et un bonnet de bain), douche obligatoire. Une façon subtile de laisser le matériel et se laver du superflu, pour revenir dans l’état où tout a commencé.

Le rituel : s’allonger dans l’eau (forcément), dans l’obscurité (option recommandée pour vivre pleinement l’expérience) et dans le silence complet (la musique choisie s’arrêtant au bout de 5 min et le caisson étant conçu pour être parfaitement hermétique).

Les sensations : je me sentais un peu déboussolée au départ, par l’absence de bruit en particulier. L’obscurité (et ma croyance en la survivance de l’âme et ses éventuelles manifestations après la mort) me tenait également en haleine, je dois l’avouer.

Il fallait pourtant que je m’y habitue, j’allais passer une heure dans ce cocon.

Les occupations : Tu te demandes ce que j’ai bien pu faire pendant une heure. Je me suis posée la même question.

Sur les conseils du prestataire, je me suis tout d’abord concentrée sur ma respiration. Étrange perception des battements de mon cœur, comme enfermée dans un bocal (perception amplifiée par les bouchons d’oreille, fournis pour éviter d’avoir du sel dans les oreilles).

2ième astuce donnée par le prestataire : focaliser sur des pensées agréables. Sans logique particulière, je me décidais à penser à l’Egypte, pays visité il y a longtemps et que j’ai particulièrement apprécié.

Le Nil avec ses rives verdoyantes, le soleil inondant les façades légèrement rosées des temples (je pouvais presque le sentir sur ma peau), les statues majestueuses semblant monter la garde… Mon esprit allait et venait à sa guise, dans des décors exotiques qui se matérialisaient sans que ma volonté n’intervienne et qui m’étaient apaisants et familiers.

Source : egypte-insolite.com

Au milieu de ces tableaux riches et hauts en couleur, l’image de la tête d’un loup grognant m’est apparu subitement, sans lien apparent. J’ai sursauté et ai repris d’un coup conscience de l’endroit où j’étais. Je ne m’expliquais pas la cause de ce qui, avec le recul, ressemblait à une vision dans des visions (et j’en cherche encore le sens).

Mon esprit divagua encore un peu autour de l’Egypte : le buste de Nefertiti, une fresque précise représentant 2 femmes (qui m’est apparut à plusieurs reprises me semble t-il), un sarcophage contenant une momie de femme (je n’avais pas de doute sur le sexe de cette momie dans mon for intérieur) avec des sceptres, attributs du pouvoir pharaonique (entre autres).

Source : sciencesetavenir.fr

Après ces « visions » ou projections, je continuais de flotter mais de façon beaucoup plus consciente. Avec deux sensations nouvelles et légèrement enivrantes, celle (douce) d’être aspirée vers le fond et celle (floue) de bouger sans réellement bouger.

J’avais réussi à décontracter tous mes muscles. Seuls persistaient des noeuds dans mon ventre, zone de tension identifiée chez moi.

Je ne pus résister à la tentation de me caresser jusqu’à l’orgasme, dans ce cocon amenant des sensations si surprenantes. Il ne fallut pas stimuler longtemps avec les doigts mon clitoris et mon téton gauche (c’est celui qui est le plus réceptif) avant de jouir.

Contrairement à mes habitudes, je n’ai pas ressenti l’envie de visualiser / fantasmer une scène torride de sexe (Note pour plus tard : il faudra que je revienne sur ce que j’imagine quand je me caresse). Mon attention était pleinement concentrée sur les sensations physiques. Et je pus ressentir sans distraction ni filtre le plaisir envahir par spasme mon pubis et mon bas ventre.

Entre chacun de ces moments, le temps, dont je ne pouvais avoir aucune notion, me parut parfois long. Mais l’heure est passée globalement assez vite.

Quand la lumière s’est rallumée et la musique s’est re-enclenchée (pour marquer les 5 dernières minutes), j’ai sursauté, comme si on me tirait d’un mi-sommeil / sommeil léger.

À l’issue de cette séance, je repartais, interrogative, revoyant et cherchant le sens des images qui s’étaient imposées à moi.

Le lendemain, suite à cette pause mentale exempte de tout stimuli, mes idées étaient particulièrement claires et fluides.

Curieuse je suis de réitérer l’expérience, pour savoir si mon esprit pourrait m’emmener au même endroit et/ou plus loin.

17 janvier 2018 Posted by | Libertinage | Laisser un commentaire

#LISTEDES40

Comme évoqué dans mon précédent article, je me projette dans 40 expériences / moments que j’ai envie de vivre d’ici 2020, année que je pressens charnière pour moi.

40 choses que je veux vivre avec mes proches, ma famille, mon homme, mes amies. 40 occasions de partager des fous rires et de forger des souvenirs communs. 40 odes à l’envie de vivre et à la vie.

Liste non exhaustive, qui se complète au fil des mois et des envies qui émergent ou se révèlent…

Chapitre « Expériences courtes, originales et intenses »

1 – PASSER UNE HEURE DANS UNE FURY ROOM

Pouvoir tout casser, sans limite, pour moi qui cherche naturellement à être dans la retenue, serait une expérience originale.

2 – TRAVERSER UNE MAISON DE L’HORREUR

Une façon de vivre en vrai et grandeur nature un film d’horreur, avec un point de départ, un scénario et une issue (on espère qu’il restera un peu de voix, à force de crier).

3 – FAIRE UNE SÉANCE DE RIGOLOGIE / YOGA DU RIRE

Rire et sourire à la vie, un mantra qui est mien.

Chapitre « Voyages / Retour aux sources / Plongée en terre inconnue »

4 – ALLER À LA RÉUNION SEULE (OU AVEC SEULEMENT MA FILLE)

Ca peut paraître surprenant, mais je suis toujours allée sur mon île accompagnée (de mon homme, d’amis), et donc dans une dynamique de groupe.

J’aimerais aller sur mon île en étant dans ma dynamique, en allant à mon rythme, en prenant mon temps (avec ma famille notamment, pour contempler les paysages aussi) et prendre le temps de faire mon arbre généalogique (projet qui n’a jamais été réellement commencé). Comme un pèlerinage.

SOURCE : reunion.fr

5 – PARTICIPER AU HELLFEST

Alors là, ce serait plongée en terre inconnue. Parce que je suis clairement plus RnB, soul et pop que métal.

Mais j’ai eu l’occasion de faire connaissance avec des fans du genre, je suis curieuse et je ne juge personne (on pourrait penser que c’est une musique de sauvages qui n’a aucun sens). M’immerger avec quelques jours au Hellfest (2/3 jours déjà ce serait bien) serait riche en enseignements, j’en suis sûre.

SOURCE : presseocean.fr

6 – PARTICIPER AU BURNING MAN

Le concept me plait bien : un rassemblement dans le désert du Nevada, sorte de grand festival dédié à la créativité. Un monde parallèle qui se créé l’espace d’une semaine, avec ses propres règles. Tout se passe là bas reste certainement là bas. L’esprit du Cap quelque part. Addictif une fois qu’on y a goûté, je le sens…

SOURCE : staradvertiser.fr

7 – RETOURNER EN EGYPTE & REVOIR ABU SIMBEL

Je suis allée une fois en Egypte, pour une croisière sur le Nil avec escapade à Abou Simbel. J’ai gardé le souvenir d’une luminosité incroyable, d’un soleil doux qui se pose sur les pierres légèrement roses des temples.

Et Abou Simbel m’a littéralement subjuguée. J’aurais pu rester assise des heures à l’intérieur de ce temple, face aux statues gigantesques, sans rien dire.

SOURCE : passion-egypte.fr

Je me suis sentie bien dans ce pays, à ma place, comme une évidence. Ricochets d’une vie antérieure ?

8 – FAIRE UN TRAJET TRANSSIBÉRIEN EN TRAIN

Traverser en train 3 pays et 8 fuseaux horaires. Être d’une certaine façon hors du temps et voir des paysages à couper le souffle. Tu saisis le projet ?

Chapitre « Luxe & volupté »

9 – PASSER 1 NUIT DANS UN PALACE PARISIEN

Je considère que l’humain a plus de valeur que le matériel et j’ai été habituée à peu plus qu’au luxe. Mais ça, ça fait longtemps que ça me titille : Une nuit, une seule, dans un palace parisien, pour m’assoupir dans un cadre hautement luxueux et avoir le plaisir (un peu coupable quand même) de demander un carri crevettes au milieu de la nuit (au prix de la chambre, je pourrai me permettre, non ?!)

SOURCE : lareserve-paris.com

10 – PASSER UN SÉJOUR EN MONTAGNE DANS UN CHALET AVEC FEU DE CHEMINÉE ET JACUZZI DANS LA CHAMBRE

Je visualise un feu de cheminée qui crépite, une peau de bête, une grande baie vitrée avec une magnifique vue sur des montagnes enneigées, deux coupes de champagne, des mignardises salées et sucrées. Soupir.

SOURCE : deavita.fr

11 – M’ACHETER UNE PAIRE DE LOUBOUTIN

Je n’irai pas jusqu’à dire que si je n’ai pas une paire de louboutin avant 2020, j’ai raté ma vie.

Mais m’offrir à moi même une paire de louboutin (moi, femme forte, indépendante et à fort potentiel sexuel, n’est ce pas), serait un symbole fort.

Chapitre « T’es vraiment sûre ?! »

12 – ME FAIRE TATOUER

Les tatouages me laissaient indifférente. Puis j’ai discuté avec ce couple, Mme et Mr tatoués tous les deux, lors d’une soirée coquine. Et j’ai compris le sens qu’un tatouage pouvait avoir, d’un point de vue esthétique et d’un point de vue personnel.

Trouver un tatouage qui a du sens pour moi et trouver le tatoueur qui me le ferait serait donc une forme d’accomplissement.

13 – ME FAIRE GROSSIR LES SEINS

J’hésite, beaucoup, parce qu’il serait dommage d’abîmer une poitrine qui n’est pas si vilaine que ça. Mais l’envie d’avoir des seins plus gros est bien là. Tu vois les seins de Nicki Minaj ?! Bah, je voudrais les mêmes idéalement…

Chapitre « Chant, expression corporelle & moments de gloire »

14 – ENREGISTRER UNE CHANSON EN CONDITIONS STUDIO

J’ai pris pendant longtemps des cours de chant, ceci explique cela. Je n’ambitionnais pas de devenir Beyoncé (je suis loin d’avoir son talent) mais c’était un exutoire très agréable et progresser en chant, à mon humble niveau, était un challenge motivant.

Et puis le spirituel m’a dit que j’avais une jolie voix, des années après m’avoir entendu chanter. Ca m’a touché et m’a donné envie de m’y remettre.

15 – INTERPRÉTER UNE CHANSON JAZZY EN TENUE DE DIVA

Toujours dans le thème du chant, je m’imagine chantant une chanson jazz ou revisitée façon jazz, en tenue de diva façon Rita Hayworth. Classe tout simplement.

SOURCE : loveforpinup.com

Pour la chanson, je pensais à « Only you » > https://youtu.be/gNyOQD2YAIY

Ou « Fever » > https://youtu.be/b4hXyALR9vI

16 – FAIRE UNE SÉANCE PHOTO THÈME KISS

Tu vois Kiss, le groupe de rock joyeusement déjanté ? 3 potes de galère, des maquilleurs, un studio photo et un photographe, et on se fait une séance photo délirante pour lui faire honneur. Easy, non ?!

SOURCE : albumrock.net

17 – TOURNER UN CLIP

Certains clips m’inspirent :

Pussy Cat Dolls avec « Don’t cha » > https://youtu.be/YNSxNsr4wmA

Fifth Harmony avec « Work from home » > https://youtu.be/5GL9JoH4Sws

Bon, ok, avant de pouvoir les reproduire à l’identique, il faudrait convaincre au passage mes co, un peu (beaucoup beaucoup beaucoup) d’entraînement et quelques moyens logistiques, je te l’accorde. Mais je ne manque pas d’ambition (comme tu peux le constater encore).

18 – ÊTRE FIGURANTE DANS UN ÉPISODE DES MYSTÈRES DE L’AMOUR

On va pas se mentir, les répliques de cette série sont (souvent) niaises et on relève (beaucoup) d’incohérences. Mais je la kiffe, j’y peux rien !!

Donc je ne pouvais faire cette #listedes40 sans y mentionner « être figurante dans un épisode des Mystères de l’Amour ». Mais j’aimerais qu’on me voit un peu plus qu’au fond à gauche quand même, je précise (un rôle de cliente au Watersport de Jimmy ?!)

SOURCE : toutelatele.com

Chapitre « Spiritualité »

19 – VIVRE UNE EXPÉRIENCE CHAMANIQUE

Le chamanisme ou shamanisme est une pratique centrée sur la méditation entre les êtres humains et les esprits de la nature ou les âmes. Bon, j’accroche à moitié mais il ne faut pas mourir idiote, il faudrait essayer.

20 – VIVRE UNE EXPÉRIENCE TANTRIQUE

Toujours dans le domaine des pratiques rituelles, je pensais aux massages tantriques. Et en cherchant rapidement, je découvre que le tantra traditionnel est une transformation intégrale de l’être humain, qui passe par le corps et les 5 sens et que le tantrisme est un fondement du bouddhisme. Je m’apprêtais peut être à effleurer le sujet du coup. À creuser, par curiosité.

SOURCE : herosdelaterre.blogspot.com

21 – FAIRE UNE SEMAINE DE JEUN OU UNE SEMAINE DE RETRAITE SPIRITUELLE

Un vrai défi, qui force à détourner l’attention de ce qui accapare (trop ?) l’esprit et se reconcentrer sur l’essentiel.

Chapitre « Ah oui pourquoi pas »

Ce chapitre regroupe toutes les expériences pas forcément très originales mais sympas quand même.

22 – FAIRE TOUS LES CABARETS DE PARIS

J’en ai déjà quelques uns à mon compteur, dont le Crazy Horse que je recommande vivement, pour son condensé d’esthétisme, de glamour et de sensualité.

23 – PASSER UN WE EN TÊTE À TÊTE AVEC MA MÈRE

Je ne l’ai jamais fait, en fait, et souvent je ressens le besoin de me blottir dans les bras de ma mère (comme ma fille se blottit dans mes bras) #mamandamour

24 – FAIRE LE BOULOT BUISSONNIER

Copine : t’as jamais appelé le boulot après une soirée arrosée pour te faire porter pâle ?!

Moi : bon d’accord, je le rajoute à ma liste.

25 – SOIRÉE KARAOKÉ DANS UNE CABINE PRIVÉE

Le plaisir de chanter sur des chansons de la honte, pas toujours juste, mais en privé, entre nous.

Chapitre « C’est osé quand même… »

Ça je peux le dire, histoire qu’on arrête de me percevoir comme une petite chose naïve (et d’écorcher un peu le mythe que j’entretiens)

26 – FAIRE UNE SEXTAPE

Je me demande encore avec qui #ohlala

27 – ASSISTER À UN TOURNAGE PORNO DORCEL

Curieuse je suis (et voyeuse aussi, il faut l’avouer). Si en plus c’est un porno Dorcel, je signe.

Si en plus, dans la foulée, Dorcel m’invite à une de ses soirées privées, je suis en transe.

28 – FAIRE UNE SÉANCE PHOTO SENSUELLE ET LÉGÈRE AUTOUR DES THÈMES DU VENT ET DE L’EAU

J’ai deux « tableaux » en tête, deux images précises, deux postures que j’imagine prendre (soft, t’enflammes pas). Quelque chose de brûlant pour l’eau. Quelque chose de vaporeux pour le vent. Et surtout avec « le » regard (ce qui voudrait dire dévoiler mon visage, si je veux diffuser les photos).

Chapitre « Engagez-vous qu’ils disaient »

29 – M’INVESTIR POUR UNE NOBLE CAUSE

Des nobles causes, j’en identifie beaucoup. Mais je n’ai jamais pris le temps de m’investir pour l’une d’entre elles. Et ce n’est pas normal.

BONUS TRACK

Le côté obscur / secret / inavouable.

A – ME POSER À UNE TERRASSE DE CAFE ET ATTENDRE LE 1ER FOLLOWER QUI SE PRÉSENTERA

Je raconte mes aventures (en 280 caractères maintenant) sur twitter (@taniadesiles). Et il y en a plus d’un qui aimerait me rencontrer pour de vrai. Chiche ?

B – UN WE À BORDEAUX ET TRINQUER AVEC LIZA DEL SIERRA

J’aime Bordeaux et j’aime Liza Del Sierra, actrice X voluptueuse et touchante. Faisons d’une pierre deux coups (dis oui Liza, dis oui)

C – TESTER LE SHIBARI

Le shibari, ou bondage sexuel japonais, m’intrigue depuis longtemps. J’imagine une connexion entre le maître et son élève, un peu à l’instar de la connexion qui se crée dans une séance de fouet.

SOURCE : anatomiestudio.com

D – EXPERIMENTER LA POSTURE DE SOUMISE ENTRE LES MAINS DU MAÎTRE ULTIME, DANS SON ANTRE

Le monde du SM, monde à part dans l’univers libertin, m’interpelle également. Côté soumission, comme côté domination.

Patrick Lesage est la référence SM parisienne. Et pour l’avoir vu à l’œuvre au Cap, sa réputation n’est pas volée. Si je devais être livrer entièrement à la soumission et éventuellement aller jusqu’à l’extrême, je voudrais que ce soit sous ses ordres, dans son repère, le Donjon, cave aménagée pour la domination-soumission.

SOURCE : parismatch.com

E – ME LANCER EN TANT QUE MAÎTRESSE DOMINATRICE

Il faut a priori, je crois, choisir entre soumise et maîtresse. Je me sens plus l’animalité d’une maîtresse dominatrice se montrant ferme (avec des soumises j’aimerais) que l’âme d’une soumise.

F – REFAIRE MON BLOG

Ce blog mériterait un coup de jeune mais je sais que c’est le genre de projet qui prend du temps, pour avoir un résultat convenable. Objectif : trouver celui ou celle qui m’aidera là dessus.

G – REJOINDRE UN INCONNU (OU PAS) DIRECTEMENT DANS SA CHAMBRE D’HÔTEL **** AVEC QUE DES SOUS VÊTEMENTS SOUS MON MANTEAU

Tu aimerais que ce soit toi ?

SOURCE : olielo.com

Bonus track rubrique accessoires

Je peux bien sûr faire des combo avec ce qui est cité précédemment.

H – PORTER UN ŒUF VIBRANT COMMANDÉ A DISTANCE, AU COURS D’UNE SOIRÉE

Ou le plaisir d’être stimulée au moment où tu t’y attends le moins. T’es au resto, entre l’apéro et le plat, et là #ohlala

I – PORTER LE HARNAIS BDSM ACHETE EN JUILLET 2016

Je l’ai acheté, dans un élan de coquinerie, mais je n’ai jamais osé le porter. Chiche [Combo avec l’initiation soumission]

J – ACHETER UN GODE CEINTURE DOUBLE

Pour prendre un homme ou une femme, je ne sais pas encore [Combo avec la posture de dominatrice]

K – RÉALISER LES FANTASMES ET/OU SCENARIOS IMAGINES PAR DES COQUINS

Comme j’ai le cœur sur la main (et un doigt sur le clito aussi), pourquoi pas réaliser les fantasmes ou les scénarios osés imaginés par des coquins triés sur le volet.

J’ai exigé d’être pilonnée en me tirant les cheveux, avant ça. Non mais oh.

L – ORGANISER UN ÉVÉNEMENT LIBERTIN DANS UN CHÂTEAU, SUR LE THÈME ‘EYES WIDE CHUT’

Je veux un Château, des jeunes hommes au corps taillé portant des loups vénitiens et des noeuds papillon sur leur torse nu et servant du champagne, de la musique lascive, des bougies dans des coins câlins velours et pourpre, des corsets, de la dentelle et des Porte jarretelles, des fouets. Pour de la luxure, de la décadence, des culs tendus et des cris de plaisir.

Source : hauteliving.com

Seraient invités nos connaissances libertines et des personnes cooptées par elles.

La soirée serait ponctuée de mises en scène sexuelles, destinées à faire monter la température (et donner des idées cochonnes).Par exemple, choisir une jeune femme au hasard. La vêtir uniquement d’une longue cape et d’un masque recouvrant entièrement mon visage. La faire escorter au centre de l’attention par des messieurs en costume, masques eux aussi. Et offrir le spectacle de cette femme offrant son corps aux mains chaudes, aux langues excitées, aux queues endurcies et finissant par recevoir la divine semence.

Objectif numéro 1 : trouver le lieu.

[To be continued // Writting in progress]

19 décembre 2017 Posted by | Libertinage | 2 commentaires

Animalité

J’aime ce mot : animalité, synonyme à mes yeux d’énergie vitale, de pulsions primaires positives qui dépassent le cadre de la raison et d’instinct viscéral.

Et plus que de bestialité (avec toute la portée négative que peut avoir ce mot), je préfère associer ce mot à l’aura et au magnétisme.

Mais où veut-elle en venir, te demandes tu peut-être, et pourquoi ne parle t-elle plus de sexe et d’expériences sexuelles ces derniers temps ?

Je porte en moi une animalité, que j’exprime naturellement et intensément dans la séduction, le jeu amoureux et le sexe.

Dans mon envie de retrouver l’envie, je veux explorer et renforcer cette animalité, de façon plus large que la sexualité.

En espérant trouver les moyens de nourrir et régénérer mon énergie vitale intérieure, ma pulsion de vie, en définitive.

Oh la la, tu dois te dire d’un coup, mais elle s’est faite retourner le cerveau par un gourou philosophico-illuminé. Rendez nous Tania, la sensuelle, la charnelle, la gourmande.

Elle n’est pas très loin, je te rassure #clindoeil

De façon plus concrète, pour revenir à cette animalité qui est mienne, je prépare ma liste des 40 (choses à faire avant 2020, année qui sera une année charnière pour moi, je le sens).

40 expériences latentes que j’ai toujours voulu faire / que je n’ai jamais eu l’opportunité de faire. Pour ne pas avoir de regrets.

40 moments que je veux partager avec ma famille, mes amies et mes proches. Pour engranger des souvenirs, dont on pourra reparler avec plein d’émotions.

40 choses qui paraissent parfois rien mais veulent dire beaucoup dans mon cheminement personnel.

40 façons de me lancer des défis. Pour retrouver l’éternelle joueuse curieuse que je suis.

Bon ok je l’avoue. Je me suis vite retrouvée avec des choses inavouables dans cette liste. Inavouables parce que j’ai commencé à partager cette liste avec mon entourage et parce que je reste convaincue que vie verticale et vie libertine ne font pas bon ménage.

Tu vois le bonus track, à la fin de chaque album, qui regroupe le petit plus qui dénote un poil avec tout le reste, mais que l’artiste ne voulait pas occulter pour autant. Ben voilà, j’ai aussi mon « bonus track » dans ma liste des 40.

À venir donc cette liste des 40 et le bonus track.

11 décembre 2017 Posted by | Libertinage | Laisser un commentaire

Interlude

Tellement de choses que j’aurais aimé te dire, t’expliquer, te raconter, te susurrer, dans un sourire, dans un soupir, dans un gémissement.

Je voulais, mais la seule force de ma volonté n’a pas suffi.

« À quel moment la vérité nue et crue nous a échappé ? » @taniadesiles

Dua Lipa – New rules > https://youtu.be/k2qgadSvNyU

5 décembre 2017 Posted by | Libertinage | Laisser un commentaire

Il y a

Il y a la petite musique de la vie & notre petite musique intérieure. Ce que l’on ne maîtrise pas & ce que l’on peut changer ou adoucir.

Il y a les partitions fluides et mélodieuses & les fausses notes désagréables. Chacun jouant ses propres partitions et influençant celles des autres.

Il y a ces intuitions claires et fortes qui raisonnent et font sens & ces questions qui sont vouées à rester sans réponse. Les convictions & les renoncements.

Il y a les mots que l’on aurait aimé dire & ceux que l’on aurait dû crier au lieu de seulement murmurer. Ce qui brûle les lèvres & ce qui laisse un goût amer.

Il y a les détails qui nous échappent, dans le feu de l’action, et ceux qui nous apparaissent entre les lignes, à la deuxième lecture. La confusion de sentiments et la lucidité latente.

Il y a le temps accordé, les sourires offerts & parfois ce qu’on ne voit pas. La puissance des petites attentions & la tristesse des actes manqués.

Il y a le regard bienveillant et la douceur que l’on offre à l’autre. Et le sentiment de solitude qui revient malgré tout. La lumière et son inexorable part d’ombre.

Il y a les personnes à qui on tend l’oreille et la main. Celles à qui on tend la joue. Celles qui nous tendent la main contre toute attente. Celles qui nous déçoivent contre toute attente. Celles à qui on tend son cul. Celles qu’on invite à s’installer dans notre vie. Celles qui s’imposent malgré nous. Celles qui ne font que passer. Et celles qui partent trop tôt.

Et ensuite ?

15 novembre 2017 Posted by | Libertinage | Laisser un commentaire

9 jours au Cap 

Bilan chiffré et synthétique de ce Cap édition 2017 :

  • 3 colocataires (1 couple et 1 femme seule), pour un nombre de fous rires indéterminé.
  • 1 Lyonnais venu et reparti le lendemain (à mon grand dam, moi qui escomptais une double avec mon homme et lui, comme l’année précédente)
  • 4 paquets de café 
  • 1 lessive par jour
  • 2 nuits pendant lesquelles la couverture était nécessaire en plus du drap (moins gâtée par le temps cette année)
  • 1 option posée pour 2018 sur un appart plus grand et mieux agencé qui nous a bien plu (même si il n’est pas acquis que mon homme et moi retournerons au Cap l’été prochain)
  • 5 soirées privées 
  • 2 pools party privées
  • 2 virées au Tantra
  • 1 before au Paralia (danser, onduler, se frotter sans pouvoir baiser, Rrrrr)
  • 3 séances de bronzage à la baie des cochons (le plaisir de regarder)
  • 3 apéros coquins 
  • 67 titres dans ma playlist Sex&Fuck pour plus de 4h de son planant
  • 1 trio Femme/Femme/Homme
  • 1 plan avec 3 blacks
  • 2 séances de fessées, une avec un fouet fait de lanières de cuir et l’autre avec du crin de cheval
  • 1 moment à 4 avec un autre couple 
  • 1 sieste crapuleuse pendant laquelle j’ai réclamé une sodomie et que mon homme se vide dans mon cul (venant de moi et compte tenu de mon passif anal, c’est exceptionnel)
  • 1 moment au Tantra avec deux jeunes hommes seuls et une de mes 2 colocataires
  • 8 éjaculations faciales ou buccales
  • 8 nouveaux partenaires (versus une quinzaine l’année dernière, j’étais plutôt calme cette année)
  • 2 belles et chaudes rencontres (Amante Lili et Cali Cruz), surtout pour mon homme
  • 10 photos postées sur mon compte Twitter @taniadesiles dans le cadre de mon #romanphotodelété

    Mais ce que je retiendrai surtout :

    1 moment de blues et de tristesse pendant lequel les larmes m’ont envahi, mais qui était nécessaire pour relâcher la pression et profiter réellement du séjour.

    1 prise de bec avec un ami libertin et la prise de conscience que je ne pouvais pas continuer à être en colère contre la terre entière. 

    1 objet de désir, que je ne voyais plus à sa juste valeur : mon homme. Être moins dedans, plus observatrice, avec plus de recul, m’ont permis de réaliser à nouveau la chance que j’ai. 

    17 août 2017 Posted by | Libertinage | Un commentaire

    Cap, mon amour

    Ma playlist est prête. J’ai ajouté au fil des mois les chansons lascives et inspirantes qui arrivaient jusqu’à mes oreilles. 

    Ma cheville est à peu près remise d’aplomb pour pouvoir porter des talons (pas trop hauts et pas aiguilles). Elle n’a pas le choix.

    Mon homme a peaufiné ses obliques et ses abdos. J’ai travaillé mes mouvements de bassin pour ma position fétiche (venir m’assoir sur les queues).

    Cap, mon amour.

    Je te veux décadente et délurée,

    Je te veux féline et chaude,

    Je te veux surprenante.

    C’est parti pour le Cap édition 2017…
    Voilà c’était ce que j’avais prévu d’écrire il y a 6 mois, avant tous les chamboulements que j’ai pu connaître dans ma vie.

    Aujourd’hui, l’envie de relâcher la pression dans une bulle de sexe débridée est toujours là, mes tenues sont prêtes, le repérage des hommes seuls est fait. Mais je pressens qu’au delà de ça, ce sera l’occasion de passer un cap, dans de nombreuses sphères de ma vie. 

    Je ne suis plus tout à fait la même qu’à mes débuts (si vous lisez ce blog depuis quelques temps, vous avez du le noter ou le ressentir). Il y a toujours la légèreté du libertinage, du plaisir, mais en toile de fond il y a beaucoup d’autres choses (et certaines que je n’osent pas encore écrire en toute transparence). Ce blog devient que jamais mon journal intime, qui dépasse la dimension libertine et parle d’un cheminement de vie.

    C’est parti pour le cap 2017…

    7 août 2017 Posted by | Libertinage | Un commentaire

    Variations autour du désir (et des aléas des soirées privées)

    Le désir féminin est changeant. Un jour au summum, le lendemain inexistant, le surlendemain timide. Il peut être réveillé subitement par un regard, un frôlement, un gémissement. Tout comme il peut rester en sommeil et faire la fine bouche. Ou être là bien présent, tout seul comme un grand.

    Je suis à l’image de cette vague de désir fluctuante. Parfois sage (je t’ai vu sourire lectrice/lecteur, ça arrive plus souvent que tu ne l’imagines). Souvent salope, suçant et/ou tendant ma croupe à des queues bien tendues. Toujours coquine douce, sensuelle et voluptueuse. Quelquefois peu inspirée. Éternelle joueuse souriante. 

    3 soirées multicouples et hommes seuls se sont enchaînées ces dernières semaines. 3 soirées très différentes, au cours desquelles mon désir et mon plaisir n’ont pas été les mêmes.

    ACTE 1 – Remettre le pied à l’étrier

    La 1ère soirée était prometteuse sur le papier. Le couple d’organisateurs nous avait souvent proposé des soirées. Mais faute au calendrier (vertical et féminin) et à la difficulté à trouver une nounou pour garder notre fille, nous n’étions jamais disponibles. 

    Cette soirée, bien tombée, était également une façon de remettre le pied à l’étrier pour mon homme et moi (cela faisait plusieurs mois que nous n’étions pas sorti tous les deux). Pris dans l’élan, nous avions convié un couple d’amis, vivant à Caen et ayant partagé notre villa au Cap l’année dernière, à se joindre à nous. 

    J’avais misé sur une tenue plutôt osée : rien d’autre qu’un soutien gorge sexy noir et une jupe en simili cuir (noire également). Une tenue « presque prête à l’emploi » à assumer impérativement (parce que permettant difficilement de passer inaperçue). 

    Le cadre était rare et exceptionnel : un appartement parisien cossu au dernier étage, donnant accès à une terrasse sur le toit de l’immeuble, avec vue sur la Tour Montparnasse (et non, pas la Tour Eiffel). Le champagne était de premier choix et nous avions même droit à du caviar.

    Au delà de tout cela, le principal critère d’une soirée libertine réussie n’était pas rempli : personne ne dégageait, à notre goût, une aura sexuelle suffisamment forte pour inspirer autant mon désir que celui de mon homme.

    Était ce une question d’âge ? Un peu. Était ce une question de physique ? Pas forcément, plus une question de charisme. Était une question de musique et d’ambiance (j’avais le sentiment de participer au vernissage d’une exposition de peinture) ? Certainement. 

    Trêve d’interrogations. Après avoir fini nos coupes de champagne, remercié l’organisateur, nous avons fini la soirée avec notre couple d’amis dans un bar club parisien, à bouger nos corps sur le dancefloor. Et là, à onduler dans des mouvements lascifs au rythme de la musique, le désir qu’on me retire mon string ficelle monta lentement mais sûrement… Imprévisible désir.

    ACTE 2 – Une étrange soirée

    Tous les ingrédients étaient réunis pour que je puisse me laisser complètement aller au plaisir au cours de la 2nde soirée, une semaine après. 

    Le couple organisateur, devenu un couple d’amis que l’on prend plaisir à croiser au Cap au cours de leurs soirées thématiques endiablées, avait prévu un barbecue chez eux. Et des coins coquins répartis ça et là dans leur maison, au milieu de leur déco à tendance SM, leurs accessoires accrochés aux murs (fouets, cravaches), leurs machines et supports tous plus improbables que les uns que les autres (cheval d’arçon, balançoire suspendue, tonneau découpé et capitonné sur mesure).

    Mon homme et moi savions que seraient présents des coquins qui nous plairaient : des hommes Alpha, charismatiques et bien membrés, capables de dominer avec ou moins de fermeté et des femmes mûres, débridées, à l’aise avec leur corps, assumant leur gourmandise. Toutes et tous cherchant à donner du plaisir sans compter et à en prendre sans complexe, dans un jeu de vase communiquant. Les seules questions étaient : à quel moment allions nous nous lancer et avec combien de personnes allions nous coquiner…

    Dans ma robe moulante sobrement noire (mais subtilement transparente sur les côtés), contrastant avec mes ongles rouges laqués, j’étais souriante, détendue, tout en gardant (pour une raison inconnue) une certaine distance. Mon désir ne s’enclenchait pas.

    Au cours de nos discussions autour du barbecue, je ne pouvais pas ne pas remarquer les sourires plein d’appétit à mon égard et le désir dans les regards féminins et masculins. On me dévorait littéralement des yeux, on se rappelait à mon bon souvenir, on cherchait à capter et retenir mon attention. Je n’avais (sans prétention aucune) qu’à tendre la main et me laisser guider jusqu’au plaisir.

    « Arrête de me regarder comme ça Tania » ordonna le Capitaine, d’un ton autoritaire comme j’aime, alors que sans m’en rendre compte, je jouais de mon regard de braise. 

    « Je vous sers une coupe de champagne ? Attendez il reste une goutte » me dit un coquin près du bar. « C’est important la dernière goutte » lui ai je répondu avec un petit sourire coquin. « Je fais comme si je n’avais rien entendu » dit il en souriant.

    « C’est dingue l’effet que tu me fais à chaque fois » dit ce coquin bi croisé à plusieurs reprises, en se mordant la lèvre. 

    « Je me souviens qu’à la dernière soirée, tu étais restée bien une heure sur le cheval d’arçon » me dit cet autre coquin qui ne tarda pas s’agenouiller pour glisser sa langue dans tous mes orifices. 

    « Laisse toi aller » me dis je intérieurement. C’est ainsi que de fil en aiguille, je coquinais avec lui puis un autre, pour finir par jouir vaginalement sous les coups de rein d’un troisième.

    J’eus également droit à une séance de fouet par le Capitaine lui-même (mes fesses en gardèrent de légères traces quelques jours après). « Dis le que t’es une salope, dis le que tu aimes la bite » scandait le Capitaine, entre deux coups de fouet savamment placés et dosés et deux cris de ma part.

    Mais, à l’issue de cette soirée, je faisais le surprenant constat que mon corps avait certes été stimulé de façon variée et joui de façon intense mais mon esprit était resté stoïque. Je repartais avec un sentiment étrange d’une soirée ni bonne ni si mauvaise que ça. Je sais, j’ai des problèmes dans la vie.

    ACTE 3 – L’appétit vient en mangeant

    Le we suivant ces deux soirées, s’annonçait celle de notre ami Bertrand. Il fut l’un des tous premiers libertins avec lequel nous avons échangé dans nos premiers pas dans le libertinage et celui qui organisa mon premier gang bang et bien d’autres encore (je vous invite d’ailleurs à découvrir son site gangbangparis.com). 

    J’étais, je l’avoue plutôt fatiguée des deux we précédents (quoi qu’il se soit passé la nuit, le rôle de parents / la vraie vie nous rappelle à l’ordre le lendemain). Au point que je doutais sérieusement de la probabilité à voir mon désir monter crescendo. 

    Mais je m’étais engagée et mon homme voulait profiter (entre autres) de ce loft parisien atypique avec piscine qu’il n’avait pas revu depuis bien longtemps. Je jouais donc le jeu et me préparais en couleur à cette soirée sur le thème d’Hawai : maillot de bain et mini paréo roses. Au pire, me disais-je, je boirais des coupes de champagne au bord de la piscine avec ma copine Nubiana, en regardant mon homme baiser.

    On ne pouvait que saluer l’organisation, le cadre, le casting renouvelé et harmonieux en terme d’âge et de physique, l’équilibre entre le nombre de couples et d’hommes seuls (même si, à mon goût, quelques hommes supplémentaires auraient été les bienvenus). Mais la soirée mit malgré tout du temps à démarrer. 

    Parmi les convives, des couples plutôt novices, dans le libertinage pour certains, dans les soirées privées (plus habitués aux soirées en club avec des couples d’amis) pour d’autres. D’autres couples dont l’homme était davantage candauliste. Et voilà pourquoi chacun peina un peu à trouver sa place dans la soirée libertine (et comment le nombre d’hommes potentiellement actifs se voyait réduit considérablement). Les cases « échangisme » et « pluralité » étaient pourtant bien cochées dans les fiches NetEch…

    Je ne fus pas peu fière que ma playlist Sex & Fuck (regroupant les chansons sur lesquelles j’ai envie de baiser, plus ou moins violemment) mette l’ensemble des protagonistes dans un état d’esprit plus festif et entreprenant. Le déclencheur fut surtout la prise en main d’une libertine (pas moi, pour une fois) par plusieurs hommes, dont le mien, sur une (bonne) idée de Bertrand.

    Le modjo, c’était mon homme qui l’avait ce soir là. Convoité, désiré, sollicité par quasiment tous les couples présents. Il aurait fallu faire une file d’attente et/ou distribuer des tickets, pour son grand plaisir. Voyeuse dans l’âme, je me délectais de voir les va et vient énergiques du bassin de mon homme, d’entendre et de voir l’effet que sa fougue provoquait sur les femmes qu’il baisait. 

    De mon côté, je jetais mon dévolu sur un charmant libertin qui ne se montra pas du tout réceptif (on ne peut pas plaire à tout le monde, que voulez vous) avant de me laisser entraîner dans une chevauchée avec un jeune homme ayant clairement montré son intérêt, une attitude respectueuse et un membre attractif.

    L’appétit vient en mangeant, et en embrassant aussi, en particulier les lèvres de cet autre coquin croisé à plusieurs reprises. « Il se passe un truc à chaque fois entre nous, une osmose sexuelle », dis-je, à présent toute émoustillée. « Oui il se passe quelque chose entre ta chatte et ma bite », dit-il avec une poésie qui me fit rire (et qui aurait pu être mienne).

    Pour le final, ce fut un trio avec un libertin doté d’une queue difficile à oublier (#ohlala) et mon homme. Ce fut une levrette rapide, intense, ponctuée de cris de plaisir. Puis allongée sur le dos, j’avalais successivement leurs deux semences (mon homme, ce coquin, ayant déjà joui une première fois au cours de la soirée dans la bouche d’une autre gourmande).

    Juste avant de m’éclipser de cette soirée, je reçus l’un des plus beaux baisers qu’on ait pu m’offrir. Le souvenir de nos lèvres et de nos langues s’entrelaçant et s’effleurant, pendant que sa main caressait mes cheveux et ma nuque, dans un élan de fougue, de douceur et de sensualité, est encore vivace (et fait encore mouiller ma culotte). Le temps semblait s’être arrêté. Je n’entendais plus rien de ce qui se passait autour de moi. Pleine et vibrante de désir, j’aurais adoré poursuivre et développer en toute intimité ce contact charnel et faire l’amour avec Nubiana. Une prochaine fois, vivement.

    DÉNOUEMENT

    Reprends ton souffle et tes esprits après ces 3 récits (qui j’espère t’ont excité). 

    Tu veux un secret ? La confiance est le fondement de mon désir ; confiance en moi, confiance en l’autre, confiance en la vie. Ma confiance, dans ces trois dimensions, a été mise à mal ces derniers mois. Ceci explique en partie cela.

    Malgré tout, je choisis de garder la tête haute et d’apprendre à être détachée si nécessaire, tout en étant légère, authentique et entière dans l’instant présent. 

    Et j’accepte le flux et le reflux du désir ainsi que les aléas des soirées privées.  

    13 juillet 2017 Posted by | Libertinage | Un commentaire

    Tous les hommes de ma vie

    J’interroge le sens, le sens de chaque sphère de ma vie, le sens des choix que je fais. 

    Rétrospective des hommes qui ont compté et recul sur ceux à qui j’accorde une place dans ma vie aujourd’hui. 

    Prise de conscience (parce que je suis plus lucide que jamais et qu’il faut être honnête avec soi même) : j’entre systématiquement en interaction avec cinq types d’hommes bien précis. Et peut être que mon équilibre passe par les va et vient de chacun d’entre eux…

    Le protecteur

    Il est droit, fiable, solide, présent, franc. Il sait où il va et y va par le chemin le plus direct et optimal. Il m’apporte de la confiance et de la stabilité.

    Avec lui, je me sens bien, je peux être moi même, je me projette, je construis. 

    Au delà de son côté brut, il me touche, me fait frémir et me fait oublier tous mes principes, en un battement de cils, comme une évidence. 

    C’est lui que je choisis.

    Le spirituel

    Il est à l’écoute, prend le temps, prononce toujours les mots justes et inspirants, qui résonnent et ricochent.

    Il perçoit mes états d’âme, les sublime, me fais prendre du recul.

    Avec lui, au gré de nos échanges et de nos connexions, j’avance dans mon cheminement personnel et sexuel. 

    Une relation en pointillés qui, étrangement, n’a pas vocation à s’inscrire dans le quotidien, mais reste basée sur une affection et un respect mutuels immuables.

    Le dominateur 

    Il veut mener la danse, dans tous les domaines.

    Il stimule mon esprit joueur et combatif, apporte du piquant.

    Avec lui, je lâche un peu de lest pour mieux (essayer de) reprendre le manche ensuite. 

    Ce petit jeu étant éphémère, il n’a pas vocation à rester dans la catégorie ‘dominateur’ et dois tôt ou tard basculer dans une autre catégorie. Ou ça s’arrête là.

    Le bad boy

    Il ne sait pas ce qu’il veut, fait un pas en avant pour en faire douze en arrière, pour des raisons que lui même ignore. 

    Difficile de savoir à quoi s’en tenir, il a développé un véritable don à envoyer des signaux positifs puis se murer dans le silence / disparaître dans la nature.

    Malgré tout ça, et sans logique rationnelle et cohérente, il me fait vibrer. Quand l’esprit vibre aussi, le risque est grand de le confondre avec un spirituel.

    Lui, c’est mon talon d’Achille, il fout le bordel dans ma tête, dans mon lit et dans ma vie. A défaut de sérénité et de constance, j’apprends, beaucoup.

    Et c’est au moment où je renonce à comprendre / m’investir, qu’il a une prise de conscience subite et parfaitement inutile.

    Le péché mignon

    Il est le bon pote avec qui je ne boude pas mon plaisir. Il me fait rire et sourire, mais pas que.

    Lui, s’il n’existait pas, il faudrait l’inventer et je veux le garder auprès de moi, pour l’apprécier en toute légèreté / absence d’enjeux et / ou le picorer à discrétion.

    Être dans cette catégorie ne lui convient généralement pas, mais c’est pas comme si il avait le choix.

    Conclusion

    Tout cela étant dit, force est de constater : Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous. Paul Eluard

    24 mai 2017 Posted by | Libertinage | 2 commentaires