Tania & ses coquineries

Variations autour du désir (et des aléas des soirées privées)

Le désir féminin est changeant. Un jour au summum, le lendemain inexistant, le surlendemain timide. Il peut être réveillé subitement par un regard, un frôlement, un gémissement. Tout comme il peut rester en sommeil et faire la fine bouche. Ou être là bien présent, tout seul comme un grand.

Je suis à l’image de cette vague de désir fluctuante. Parfois sage (je t’ai vu sourire lectrice/lecteur, ça arrive plus souvent que tu ne l’imagines). Souvent salope, suçant et/ou tendant ma croupe à des queues bien tendues. Toujours coquine douce, sensuelle et voluptueuse. Quelquefois peu inspirée. Éternelle joueuse souriante. 

3 soirées multicouples et hommes seuls se sont enchaînées ces dernières semaines. 3 soirées très différentes, au cours desquelles mon désir et mon plaisir n’ont pas été les mêmes.

ACTE 1 – Remettre le pied à l’étrier

La 1ère soirée était prometteuse sur le papier. Le couple d’organisateurs nous avait souvent proposé des soirées. Mais faute au calendrier (vertical et féminin) et à la difficulté à trouver une nounou pour garder notre fille, nous n’étions jamais disponibles. 

Cette soirée, bien tombée, était également une façon de remettre le pied à l’étrier pour mon homme et moi (cela faisait plusieurs mois que nous n’étions pas sorti tous les deux). Pris dans l’élan, nous avions convié un couple d’amis, vivant à Caen et ayant partagé notre villa au Cap l’année dernière, à se joindre à nous. 

J’avais misé sur une tenue plutôt osée : rien d’autre qu’un soutien gorge sexy noir et une jupe en simili cuir (noire également). Une tenue « presque prête à l’emploi » à assumer impérativement (parce que permettant difficilement de passer inaperçue). 

Le cadre était rare et exceptionnel : un appartement parisien cossu au dernier étage, donnant accès à une terrasse sur le toit de l’immeuble, avec vue sur la Tour Montparnasse (et non, pas la Tour Eiffel). Le champagne était de premier choix et nous avions même droit à du caviar.

Au delà de tout cela, le principal critère d’une soirée libertine réussie n’était pas rempli : personne ne dégageait, à notre goût, une aura sexuelle suffisamment forte pour inspirer autant mon désir que celui de mon homme.

Était ce une question d’âge ? Un peu. Était ce une question de physique ? Pas forcément, plus une question de charisme. Était une question de musique et d’ambiance (j’avais le sentiment de participer au vernissage d’une exposition de peinture) ? Certainement. 

Trêve d’interrogations. Après avoir fini nos coupes de champagne, remercié l’organisateur, nous avons fini la soirée avec notre couple d’amis dans un bar club parisien, à bouger nos corps sur le dancefloor. Et là, à onduler dans des mouvements lascifs au rythme de la musique, le désir qu’on me retire mon string ficelle monta lentement mais sûrement… Imprévisible désir.

ACTE 2 – Une étrange soirée

Tous les ingrédients étaient réunis pour que je puisse me laisser complètement aller au plaisir au cours de la 2nde soirée, une semaine après. 

Le couple organisateur, devenu un couple d’amis que l’on prend plaisir à croiser au Cap au cours de leurs soirées thématiques endiablées, avait prévu un barbecue chez eux. Et des coins coquins répartis ça et là dans leur maison, au milieu de leur déco à tendance SM, leurs accessoires accrochés aux murs (fouets, cravaches), leurs machines et supports tous plus improbables que les uns que les autres (cheval d’arçon, balançoire suspendue, tonneau découpé et capitonné sur mesure).

Mon homme et moi savions que seraient présents des coquins qui nous plairaient : des hommes Alpha, charismatiques et bien membrés, capables de dominer avec ou moins de fermeté et des femmes mûres, débridées, à l’aise avec leur corps, assumant leur gourmandise. Toutes et tous cherchant à donner du plaisir sans compter et à en prendre sans complexe, dans un jeu de vase communiquant. Les seules questions étaient : à quel moment allions nous nous lancer et avec combien de personnes allions nous coquiner…

Dans ma robe moulante sobrement noire (mais subtilement transparente sur les côtés), contrastant avec mes ongles rouges laqués, j’étais souriante, détendue, tout en gardant (pour une raison inconnue) une certaine distance. Mon désir ne s’enclenchait pas.

Au cours de nos discussions autour du barbecue, je ne pouvais pas ne pas remarquer les sourires plein d’appétit à mon égard et le désir dans les regards féminins et masculins. On me dévorait littéralement des yeux, on se rappelait à mon bon souvenir, on cherchait à capter et retenir mon attention. Je n’avais (sans prétention aucune) qu’à tendre la main et me laisser guider jusqu’au plaisir.

« Arrête de me regarder comme ça Tania » ordonna le Capitaine, d’un ton autoritaire comme j’aime, alors que sans m’en rendre compte, je jouais de mon regard de braise. 

« Je vous sers une coupe de champagne ? Attendez il reste une goutte » me dit un coquin près du bar. « C’est important la dernière goutte » lui ai je répondu avec un petit sourire coquin. « Je fais comme si je n’avais rien entendu » dit il en souriant.

« C’est dingue l’effet que tu me fais à chaque fois » dit ce coquin bi croisé à plusieurs reprises, en se mordant la lèvre. 

« Je me souviens qu’à la dernière soirée, tu étais restée bien une heure sur le cheval d’arçon » me dit cet autre coquin qui ne tarda pas s’agenouiller pour glisser sa langue dans tous mes orifices. 

« Laisse toi aller » me dis je intérieurement. C’est ainsi que de fil en aiguille, je coquinais avec lui puis un autre, pour finir par jouir vaginalement sous les coups de rein d’un troisième.

J’eus également droit à une séance de fouet par le Capitaine lui-même (mes fesses en gardèrent de légères traces quelques jours après). « Dis le que t’es une salope, dis le que tu aimes la bite » scandait le Capitaine, entre deux coups de fouet savamment placés et dosés et deux cris de ma part.

Mais, à l’issue de cette soirée, je faisais le surprenant constat que mon corps avait certes été stimulé de façon variée et joui de façon intense mais mon esprit était resté stoïque. Je repartais avec un sentiment étrange d’une soirée ni bonne ni si mauvaise que ça. Je sais, j’ai des problèmes dans la vie.

ACTE 3 – L’appétit vient en mangeant

Le we suivant ces deux soirées, s’annonçait celle de notre ami Bertrand. Il fut l’un des tous premiers libertins avec lequel nous avons échangé dans nos premiers pas dans le libertinage et celui qui organisa mon premier gang bang et bien d’autres encore (je vous invite d’ailleurs à découvrir son site gangbangparis.com). 

J’étais, je l’avoue plutôt fatiguée des deux we précédents (quoi qu’il se soit passé la nuit, le rôle de parents / la vraie vie nous rappelle à l’ordre le lendemain). Au point que je doutais sérieusement de la probabilité à voir mon désir monter crescendo. 

Mais je m’étais engagée et mon homme voulait profiter (entre autres) de ce loft parisien atypique avec piscine qu’il n’avait pas revu depuis bien longtemps. Je jouais donc le jeu et me préparais en couleur à cette soirée sur le thème d’Hawai : maillot de bain et mini paréo roses. Au pire, me disais-je, je boirais des coupes de champagne au bord de la piscine avec ma copine Nubiana, en regardant mon homme baiser.

On ne pouvait que saluer l’organisation, le cadre, le casting renouvelé et harmonieux en terme d’âge et de physique, l’équilibre entre le nombre de couples et d’hommes seuls (même si, à mon goût, quelques hommes supplémentaires auraient été les bienvenus). Mais la soirée mit malgré tout du temps à démarrer. 

Parmi les convives, des couples plutôt novices, dans le libertinage pour certains, dans les soirées privées (plus habitués aux soirées en club avec des couples d’amis) pour d’autres. D’autres couples dont l’homme était davantage candauliste. Et voilà pourquoi chacun peina un peu à trouver sa place dans la soirée libertine (et comment le nombre d’hommes potentiellement actifs se voyait réduit considérablement). Les cases « échangisme » et « pluralité » étaient pourtant bien cochées dans les fiches NetEch…

Je ne fus pas peu fière que ma playlist Sex & Fuck (regroupant les chansons sur lesquelles j’ai envie de baiser, plus ou moins violemment) mette l’ensemble des protagonistes dans un état d’esprit plus festif et entreprenant. Le déclencheur fut surtout la prise en main d’une libertine (pas moi, pour une fois) par plusieurs hommes, dont le mien, sur une (bonne) idée de Bertrand.

Le modjo, c’était mon homme qui l’avait ce soir là. Convoité, désiré, sollicité par quasiment tous les couples présents. Il aurait fallu faire une file d’attente et/ou distribuer des tickets, pour son grand plaisir. Voyeuse dans l’âme, je me délectais de voir les va et vient énergiques du bassin de mon homme, d’entendre et de voir l’effet que sa fougue provoquait sur les femmes qu’il baisait. 

De mon côté, je jetais mon dévolu sur un charmant libertin qui ne se montra pas du tout réceptif (on ne peut pas plaire à tout le monde, que voulez vous) avant de me laisser entraîner dans une chevauchée avec un jeune homme ayant clairement montré son intérêt, une attitude respectueuse et un membre attractif.

L’appétit vient en mangeant, et en embrassant aussi, en particulier les lèvres de cet autre coquin croisé à plusieurs reprises. « Il se passe un truc à chaque fois entre nous, une osmose sexuelle », dis-je, à présent toute émoustillée. « Oui il se passe quelque chose entre ta chatte et ma bite », dit-il avec une poésie qui me fit rire (et qui aurait pu être mienne).

Pour le final, ce fut un trio avec un libertin doté d’une queue difficile à oublier (#ohlala) et mon homme. Ce fut une levrette rapide, intense, ponctuée de cris de plaisir. Puis allongée sur le dos, j’avalais successivement leurs deux semences (mon homme, ce coquin, ayant déjà joui une première fois au cours de la soirée dans la bouche d’une autre gourmande).

Juste avant de m’éclipser de cette soirée, je reçus l’un des plus beaux baisers qu’on ait pu m’offrir. Le souvenir de nos lèvres et de nos langues s’entrelaçant et s’effleurant, pendant que sa main caressait mes cheveux et ma nuque, dans un élan de fougue, de douceur et de sensualité, est encore vivace (et fait encore mouiller ma culotte). Le temps semblait s’être arrêté. Je n’entendais plus rien de ce qui se passait autour de moi. Pleine et vibrante de désir, j’aurais adoré poursuivre et développer en toute intimité ce contact charnel et faire l’amour avec Nubiana. Une prochaine fois, vivement.

DÉNOUEMENT

Reprends ton souffle et tes esprits après ces 3 récits (qui j’espère t’ont excité). 

Tu veux un secret ? La confiance est le fondement de mon désir ; confiance en moi, confiance en l’autre, confiance en la vie. Ma confiance, dans ces trois dimensions, a été mise à mal ces derniers mois. Ceci explique en partie cela.

Malgré tout, je choisis de garder la tête haute et d’apprendre à être détachée si nécessaire, tout en étant légère, authentique et entière dans l’instant présent. 

Et j’accepte le flux et le reflux du désir ainsi que les aléas des soirées privées.  

13 juillet 2017 Posted by | Libertinage | Un commentaire

Tous les hommes de ma vie

J’interroge le sens, le sens de chaque sphère de ma vie, le sens des choix que je fais. 

Rétrospective des hommes qui ont compté et recul sur ceux à qui j’accorde une place dans ma vie aujourd’hui. 

Prise de conscience (parce que je suis plus lucide que jamais et qu’il faut être honnête avec soi même) : j’entre systématiquement en interaction avec cinq types d’hommes bien précis. Et peut être que mon équilibre passe par les va et vient de chacun d’entre eux…

Le protecteur

Il est droit, fiable, solide, présent, franc. Il sait où il va et y va par le chemin le plus direct et optimal. Il m’apporte de la confiance et de la stabilité.

Avec lui, je me sens bien, je peux être moi même, je me projette, je construis. 

Au delà de son côté brut, il me touche, me fait frémir et me fait oublier tous mes principes, en un battement de cils, comme une évidence. 

C’est lui que je choisis.

Le spirituel

Il est à l’écoute, prend le temps, prononce toujours les mots justes et inspirants, qui résonnent et ricochent.

Il perçoit mes états d’âme, les sublime, me fais prendre du recul.

Avec lui, au gré de nos échanges et de nos connexions, j’avance dans mon cheminement personnel et sexuel. 

Une relation en pointillés qui, étrangement, n’a pas vocation à s’inscrire dans le quotidien, mais reste basée sur une affection et un respect mutuels immuables.

Le dominateur 

Il veut mener la danse, dans tous les domaines.

Il stimule mon esprit joueur et combatif, apporte du piquant.

Avec lui, je lâche un peu de lest pour mieux (essayer de) reprendre le manche ensuite. 

Ce petit jeu étant éphémère, il n’a pas vocation à rester dans la catégorie ‘dominateur’ et dois tôt ou tard basculer dans une autre catégorie. Ou ça s’arrête là.

Le bad boy

Il ne sait pas ce qu’il veut, fait un pas en avant pour en faire douze en arrière, pour des raisons que lui même ignore. 

Difficile de savoir à quoi s’en tenir, il a développé un véritable don à envoyer des signaux positifs puis se murer dans le silence / disparaître dans la nature.

Malgré tout ça, et sans logique rationnelle et cohérente, il me fait vibrer. Quand l’esprit vibre aussi, le risque est grand de le confondre avec un spirituel.

Lui, c’est mon talon d’Achille, il fout le bordel dans ma tête, dans mon lit et dans ma vie. A défaut de sérénité et de constance, j’apprends, beaucoup.

Et c’est au moment où je renonce à comprendre / m’investir, qu’il a une prise de conscience subite et parfaitement inutile.

Le péché mignon

Il est le bon pote avec qui je ne boude pas mon plaisir. Il me fait rire et sourire, mais pas que.

Lui, s’il n’existait pas, il faudrait l’inventer et je veux le garder auprès de moi, pour l’apprécier en toute légèreté / absence d’enjeux et / ou le picorer à discrétion.

Être dans cette catégorie ne lui convient généralement pas, mais c’est pas comme si il avait le choix.

Conclusion

Tout cela étant dit, force est de constater : Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous. Paul Eluard

24 mai 2017 Posted by | Libertinage | 2 commentaires

Pulsion de vie

On m’a dit un jour (ce genre de petite phrase anodine qui trouve un écho retentissant dans l’âme) : tu as une pulsion de vie trop forte (…).

Cette personne avait raison. J’ai senti plus d’une fois cette pulsion de vie battre mes tempes, remuer mes tripes et muscler ma volonté. 

Cette pulsion de vie m’a forcé à espérer, même quand tout semblait perdu, à rebondir, quand j’ai touché le fond, à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, à toujours choisir plutôt que subir.

Aujourd’hui, j’ai besoin de toi, infinie pulsion de vie. Mon petit frère chéri est mort. Il n’y a pas d’autres mots pour décrire les faits, pas de jeu de mots possible, pas de long discours à avoir. 

Au delà de la douleur, des questions (dont certaines resteront certainement à jamais sans réponse), de la colère, de la tristesse, des larmes, de cette torpeur silencieuse et ankylosante dans laquelle j’aurais naturellement envie de m’enfoncer, du sentiment de culpabilité, je sais que toi, pulsion de vie incroyable, tu dois reprendre le dessus, me redonner le sourire et l’envie d’avancer.

J’attends que tu le fasses. 

Sia – Chandelier > https://youtu.be/2vjPBrBU-TM

2 mai 2017 Posted by | Libertinage | Laisser un commentaire

Laisse moi rire (épisode 2)

J’ai eu de prime abord envie, dans cette épisode 2, d’évoquer de façon plutôt sérieuse, mon propre cheminement, de l’éducation puritaine reçue par ma mère, à la structuration de ma vie libertine. 

Et puis j’ai décidé de prendre un autre point de vue, après avoir croisé dans le métro, cette femme. 

Plutôt âgée, une coiffure choucroutée et un visage anguleux dignes d’Armande Altaï. Sans compter sur son look improbable (c’est peu de le dire). Elle a enlevé son manteau, dévoilant un pull chaussette blanc sous lequel elle avait glissé des épaulettes (oui oui, vous avez bien lu), et qu’elle avait bien enfoncé à la taille dans une jupe longue en velours noir. La fashion police aurait certainement perdu connaissance. 

Et dans un geste féminin et fluide, parfait équilibre entre douceur et détermination, regardant son reflet dans une vitre, elle s’est appliqué à replacer les mèches de sa frange tombant sur son visage, à repositionner correctement son collier, à enlever les poussières de sa jupe. Puis, satisfaite et fière d’une certaine façon, s’est assise. 

Juste derrière elle, un groupe de jeunes hommes se moquaient d’elle et ricanaient, pas si discrètement. Elle n’en avait que faire. Je n’ai pu m’empêcher de sourire et de l’admirer, pour ma part, tant elle était touchante dans sa féminité et sa façon de l’exprimer, tant son assurance était inébranlable. À mes yeux, un moment de grâce et une leçon de vie inattendus.

J’ai regardé les autres femmes de la rame de métro. Toutes différentes, toutes avec leur charme, leur beauté, leur singularité,  dans leur regard, dans leurs gestes, dans leur attitude. « Nous avons toutes notre part de féminité », me suis-je dit intérieurement, quelque part entre nos atouts et nos défauts, nos forces et nos talons d’Achille.

Bravo à vous toutes, qui assumez votre féminité, vos choix, avec sourire et détermination, quel que soit l’endroit où chacune positionne le curseur de la sexualité. 

Soyons bienveillantes avec nous même. Laissons nous rire, pleurer, vibrer, aimer. Soyons volontaires, décidées et actrices de nos vies. Soyons authentiques et vraies. Et chérissons notre liberté.

18 avril 2017 Posted by | Libertinage | Laisser un commentaire

Laisse moi rire (épisode 1)

Rentrons immédiatement dans le vif du sujet. Il y a une opposition (fortement ancrée) entre la chaudasse / la cagole / la fille légère / la catin, cumulant les partenaires sexuels et/ou affichant un certain appétit sexuel, et la discrète / la posée / la pure / la sainte, plus crédible, légitime et présentable. 

On baiserait les premières pour (mieux) se mettre en couple, épouser et procréer avec les secondes. 

Autrement dit, pour être une bonne mère /compagne qui se respecte / épouse convenable, une femme se devrait d’être un exemple de sobriété sexuelle, ayant eu peu (voire pas) de partenaires et s’approcher autant que faire se peut, du mythe de la sainte auréolée de pureté. Certifiée sans être (trop) testée.

Ah ah ah, laisse moi rire.

Je ne rentrerai même pas dans la démonstration que je parviens (me semble t-il de façon plutôt équilibrée) à concilier mes différentes casquettes (femme, mère, épouse, amante, libertine, amie, sœur, etc). Mais plusieurs constats s’imposent cependant. 

Premier constat. 

Nous sommes, nous femmes, les premières à nous auto-censurer (et à nous flageller spontanément), ayant bien retenu les leçons enseignées explicitement et implicitement par nos mères : Mieux vaut être trop prude et raisonnable que d’avoir la cuisse légère, ma fille, il en va de ta vertu et cette vertu est inestimable (pour l’homme surtout, tiens donc).

Je ne saurai dire combien parviennent à dépasser d’elles même le poids de cette éducation (une minorité ayant certainement reçu, à contre courant, une éducation plus tolérante et ouverte) et accepter la simple idée qu’elles peuvent avoir une libido aussi forte (voire plus) que celle d’un homme. Et que ce n’est pas anormal.

Deuxième constat. 

Les hommes poursuivant un idéal de femme immaculée conception (ce qui n’est pas, je l’espère, la majorité des hommes), ne sont-ils pas ceux qui, lassés du manque d’exubérance et de fantaisie de leur compagne au lit, finissent par aller voir ailleurs ?

Troisième constat.

La majorité des hommes (pour le coup) n’attendent-ils pas de leur moitié qu’elles soient sages, posées et présentables à la ville (desperate housewife bien sous tout rapport – en apparence) mais chienne, salope et débridée au lit, avec eux (pour eux seuls et grâce à eux seuls, faut pas déconner, c’est leur femme) ?! 

Or pour assumer d’être chienne et salope, en paroles et en actes, il faut avoir suffisamment exploré à titre personnel, au travers de différentes expériences sexuelles, et repoussé souvent ses propres limites… Et là c’est le chat qui se mord la queue (chienne, chat, c’est très animalier tout ça. Et à la fois, il faut bien appeler un chat, un chat). 

Conclusion.

Entre :

– ces demoiselles rougissant quand le mot ‘levrette’ est prononcé, pensant et agissant inconsciemment dans le cadre qui leur a été posé (mais frissonnant en lisant secrètement 50 Nuances de Grey), 

– ces dames qui militent pour un féminisme dénué de féminité, vierge de toute interprétation/allusion éventuellement sexy et encore moins sexuelle (et fustigeant l’homme par principe), 

– celles qui se revendiquent libertines et qui la ramènent peut être un peu trop (tu l’as pensé ou tu vas finir par le penser, même un tout petit peu),

– ces messieurs qui pensent que leur pénis est le centre du monde et que la femme doit lui être dévouée (en étant si possible -niaisement- béate d’admiration),

– Ces hommes qui aimeraient partager des moments forts avec une femme libérée, assumant d’être appelée « salope » dans le feu de l’action et bien plus encore, mais n’en rencontrant pas ou ne sachant pas comment amener la chose à leur moitié (à leur grand dam).

Et bien le débat catin / sainte n’est pas près d’être réglé. 

17 avril 2017 Posted by | Libertinage | Laisser un commentaire

Star Club

Je suis tombée, il y a peu, sur un article d’un de ces magazines qui a connu son heure de gloire dans les années 90, en version ado de Voici (avec à la fin, des fiches paroles de chansons à découper, vous vous souvenez ?!).

C’était une interview sur le mode « j’aime/j’aime pas », d’un acteur de séries AB production, qui faisait en son temps chavirer le cœur des pré-ados avec son regard bleu azur. 

Et je me suis dit pourquoi pas écrire un article sur le même mode, histoire de changer un peu ?! Allez c’est parti. 

7 choses que vous ne savez (peut être) pas sur moi et qui vont (sûrement) vous surprendre (hé hé)

Tif et compagnie

Quand j’étais jeune (6/7 ans), mes cheveux s’emmêlaient beaucoup. Pour les coiffer, c’était de longues et douloureuses séances de démêlage ponctuées de tentatives de négociations à chaudes larmes avec ma mère. Je me suis donc retrouvée avec une coupe à la garçonne. Gain de temps et économie de larmes.

Depuis, je vous rassure, j’ai appris à me coiffer seule, à gérer ma masse de cheveux et je chéris ma tignasse que les coquins prennent un malin plaisir à tirer (et qu’on peut aussi caresser hein).

Chat alors, c’est original

J’ai un chat, une chatte en réalité (mais ça me fait toujours bizarre de parler comme ça, de but en blanc, de ma chatte). Ma chatte, donc, est un brin capricieuse et collante. Elle réclame de l’attention et des caresses (elle aussi) dès le saut du lit. Quoi, qu’est ce qui vous fait rire ?!

Salé ou sucré

Ah, on ne pouvait pas occulter l’aspect gustatif. Je suis plus salé que sucré, c’est un détail très trés important à souligner (note le bien dans un coin de ta tête, ça pourra te servir un jour, qui sait). Mon talon d’Achille est le tarama, que j’adore mais que je consomme à petites doses, compte tenu de son fort apport calorique. Faire attention à ce qu’on prend en bouche, on en parle pas assez.

Let the music play

Je pourrais écouter de la musique tout le temps, toute la sainte journée. 

En me préparant le matin, j’apprécie un fond musical doux. A d’autres moments, les morceaux choisis sont plus rythmés. 

La musique m’est indispensable chaque jour, pour m’évader alors que mon corps est coincé dans le métro (et accompagne la rédaction des articles de mon blog). 

Je mets en musique au quotidien chacun de mes états d’âme et elle apporte une dimension différente à mes coquineries. 

J’ai une chanson attachée à chaque période importante de ma vie et/ou chaque rencontre qui a laissé derrière elle des souvenirs marquants. 

Exemples (et ne rigole pas face à mes références hautement culturelles, stp) :

Mon goût passé pour le chant qui m’a coûté un bras en cours hebdomadaires (pour un résultat contestable) : Patricia Kaas – mon mec à moi > https://youtu.be/IpWcSEaEyR8

Les turbulences de mon adolescence et le virage brut pour passer à l’âge adulte : Destiny Child – Say my name > https://youtu.be/sQgd6MccwZc

La relation naissante, agitée à ses débuts mais de plus en plus forte, avec mon homme & futur mari : Lady Gaga – Bad romance > https://youtu.be/qrO4YZeyl0I

La chanson et le clip associé qui font triper ma fille de 3 ans : Peter & Sloane – Besoin de rien, envie de toi > https://youtu.be/8Fv02yIcpuQ

Le Cap et son palais des délices : Major Lazer & DJ Snake – Lean on > https://youtu.be/YqeW9_5kURI

Un passage à Lyon (un petit jeu sans conséquences ?) : Carla’s Dream – Sub Pielea Mea > https://youtu.be/wVMob13z6p0

Un passage à Strasbourg (fort appréciable) : Lana Del Rey & Cédric Gervais – Summertime Sadness > https://youtu.be/akhmS1D2Ce4

Liste non exhaustive bien sûr.

Après ces premiers points d’une importante cruciale, je sens ton attention quelque peu décliner. Recentrons donc cet article.

Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt 

Je suis du matin. Voilà, c’est dit. Le moment où je suis le plus excitée et réceptive, c’est entre 08h et 09h, soit quand je suis dans le métro, sur le chemin du boulot (et donc quand j’écris mes articles avec un fond musical, si tu as tout bien suivi).

Je te laisse imaginer les fantasmes que je me fait toute seule, face à tous ces hommes, qui montent, la tête haute et l’allure fière, en bleu de travail, dans le métro. 

J’ai atteint le summum de l’excitation souterraine quand un jour se sont trouvés face à moi, 4 hommes, de 4 styles différents, tous plus sexy les uns que les autres : le Hipster, le cadre dynamique, l’homme grisonnant en costard cravate et le petit jeune prometteur. 

Je ne savais plus où donner de la tête. Le mot qui tournait en boucle dans ma tête était : gang bang, gang bang, gang bang…

Ce moment de poésie a duré une (seule petite) station (snif) et s’est terminé brutalement quand l’un des protagonistes a quitté la rame. Soupir… 

Garde à vous

Je vais vous dire un secret et vous dévoiler quel est mon péché mignon : voir les queues au garde à vous sans aucune intervention physique de ma part, par la simple force du désir. Flatteur et terriblement excitant #ohlalalalalala

J’imagine que le pendant pour les coquins est de constater mon degré d’humidité et de lubrification sans aucune intervention physique, par la simple force du désir #clindoeil

Le côté obscur de la force

Avoue que la musique de Star Wars s’est déclenché dans ta tête en lisant ce sous-titre… Pourtant il ne s’agit pas de rayon laser (quoi que d’une certaine façon…) mais de l’univers BDSM, que j’aimerais appréhender et explorer en profondeur.

Mais j’ai le sentiment qu’il faut choisir entre dominer et se soumettre et je suis incapable de faire ce choix, à date. 

Je me verrai bien en Maîtresse Tania, intransigeante et perverse, mais ne connaissant pas les codes et les postures, je tâtonnerai. 

Me glisser dans la peau de Soumise Tania, relâchée et repoussant ses limites, m’attire également beaucoup. Mais je ne sais pas si je pourrai me soumettre entièrement et sans compromis. Dilemme.

C’est tout, pour le moment.

Tu peux reprendre une activité normale.

Outkast – Hey ya > https://youtu.be/PWgvGjAhvIw

6 avril 2017 Posted by | Libertinage | Laisser un commentaire

Que reste t-il de nos ébats ?

C’est toi que je choisirai, me fiant à mon intuition, cette petite voix qui murmure au creux de l’oreille, et écoutant sans filtre mes envies.   

Je te choisirai pour une rencontre des corps et espérant au delà de ça une osmose des esprits, pour un moment de sexe intense, hors contrôle, hors du temps, hors de tout. Parce que je ne sais pas (et ne veut pas) être dans la demie-mesure. 

Tu seras séduit par ma bouche laissant paraitre un sourire à la moindre occasion. Je me ferai tour à tour délicatement mutine, délicieusement coquine, terriblement séductrice. Je te parlerai de sexe et de mes envies d’une voix suave, sans détour, sans rougir, excitée, bien au contraire, rien que d’en parler.

Je saurai te faire comprendre que tu me plais, que tu m’inspires et que j’ai envie de toi. Tu sentiras que je suis là avec toi, faisant abstraction de tout ce qu’il y a autour, comme si le temps était suspendu et que plus rien d’autre n’avait d’importance. Je ferai en sorte que tu n’envisages plus de me résister. Et je viendrai au contact de ton corps.

Tu caresseras ma peau (douce, diras-tu), joueras dans les boucles de mes cheveux, liras dans mes yeux la promesse d’une gourmandise sensuelle et insatiable, glisseras tes doigts dans ma bouche. Tu retireras mes sous vêtements, parce que je te le demanderai de le faire.

Tu me feras gémir, haleter, mordiller la lèvre. Tu me feras jouir, avec ta langue, même si ma chatte est souvent difficile. Avec toi, je lâcherai prise. Tu auras ce que j’appelle « l’intelligence sexuelle », ce mélange d’intuition, d’écoute et d’empathie permettant de savoir quand accélérer ou ralentir le rythme, où se positionner, comment bouger, pourquoi alterner douceur et fermeté. 

Tu me pénètreras physiquement et cérébralement, plongeant en moi à chacun de tes vas et vient, dans ma chatte (chaude, humide et moelleuse, tu en conviendras), et plongeant tes yeux droit dans les miens. Tu me baiseras « dans la tête », ce qui rendra tout plus intense. 

Les mots que tu susurreras à mon oreille m’exciteront encore davantage : salope, tu aimes ça ? Dis moi que tu aimes ça…

Tu voudras me posséder, que je m’abandonne entièrement à toi. Je te laisserai me posséder et m’abandonnerai entièrement à toi. Tu te surprendras à en vouloir encore et encore. Peut être voudras-tu, l’espace d’une seconde, être le seul à qui je me donne et m’abandonne.

Je te demanderai de me donner ton sperme, de le déverser sur moi, sur mon visage, dans ma bouche. Je le laisserai couler sur mon menton et dans mon cou, avant de sucer le sperme restant sur ta queue. 

Tu laisseras aller ton corps repu de sexe à mes caresses. Je frôlerai ton torse avec mes mains et mes doigts, caresserai la base de ta nuque, masserai tes cheveux, à l’écoute du plus petit de tes soupirs. Peut être voudras tu, l’espace d’une seconde, ne jamais sortir de cette bulle de douceur.

Je repartirai, m’empressant d’exciter mon homme avec le récit de nos ébats, photos à l’appui. 

Peut être restera-t-il derrière moi, de ce passage furtif dans tes draps, le souvenir de plaisirs partagés, le son de soupirs sans équivoque, la sensation d’effluves vaporeuses, sensuelles et enivrantes, et un goût de reviens-y. 

Ça fait toujours ça la 1ère fois.

Tout finira par s’estomper.

Je choisirai d’autres compagnons de jeu.

Tu en accueilleras d’autres dans tes bras.

Je t’oublierai et tu m’oublieras (il le faut).

Jeremyh – Remember me > https://youtu.be/rK4Xh3muko4

14 mars 2017 Posted by | Libertinage | Un commentaire

J’ai bien cherché, mais j’ai pas trouvé

La vie est un jeu et le sexe est ma passion (j’en ai bien cherché d’autres, en vain).

Alors je choisis de continuer à sourire et à jouer en toute légèreté : Libertine métisse coquine et gourmande cherche libertins fiables, respectueux, à l’écoute, prêts à donner avant de recevoir, pour moments de plaisir cérébraux dans des bras musclés (c’est encore mieux). Diplôme de Technicien fortement apprécié, suite au désistement (ayant entraîné le licenciement sans préavis) de l’ex-tenant du titre.

Ah ah, je pensais que le titre de Technicien pouvait être remis en jeu, mais en réalité (et pour être honnête) il n’y en a qu’un, il ne peut y en avoir d’autres, c’est ainsi… 

L’offre est donc ouverte à tous les libertins, quel que soit leur diplôme, sans aucune discrimination. En perspective de soirées multicouples et hommes seuls, au Cap et/ou sur Paris. #doubleclindoeil. 

CV et lettre de motivation à envoyer à taniadesiles@yahoo.fr.

Tinashe – Company > https://youtu.be/nwpj9_hrK_A

13 mars 2017 Posted by | Libertinage | Laisser un commentaire

Positionner le curseur

Tout est parti d’une anecdote du Directeur.

Qui est le Directeur, vous demandez vous sûrement ? Je vous décris brièvement le personnage : sourire charmeur, regard coquin, caractère posé, calme et confiant. Il occupe un poste à responsabilités, fait tourner avec détermination et pragmatisme son business et son équipe.

Note pour plus tard : décortiquer dans un autre article pourquoi les grandes responsabilités / hautes fonctions m’excitent autant…

Bref je cite donc l’anecdote du Directeur : elle s’est arrêtée dans le feu de l’action, m’a regardé et m’a dit : tu te crois dans un film porno ?!

C’était drôle, vraiment drôle. Sur la forme, parce nous étions assis dans mon canapé, faisant une entracte après un premier jeu de jambes fougueux (et reprenant des forces pour un second round). Et voilà que nous refaisions le monde libertin, comme deux vieux potes.

Et sur le fond surtout, parce que baiser comme si notre vie en dépendait est une chose normale pour un(e) libertin(e). Et fréquenter d’autres libertins nous conforte dans l’idée que c’est une chose naturelle. Mais d’un point de vue complètement extérieur, cela peut en effet paraitre excessif.

Comme le constatait fort justement le Directeur (et sans jugement aucun), pour la majorité des filles, faire l’amour dans le noir, en levrette, c’est déjà le bout du monde.

Effet miroir : Nous, libertins assumés que nous sommes, à l’aise avec notre corps, habitués à nous exhiber (ou ne boudant pas notre plaisir même en public), appliqués à donner du plaisir, ouverts d’esprit voire curieux de découvrir des nouvelles pratiques, nous faisons figure d’exception en matière de sexualité.

Baiser avec entrain, fougue et imagination avec qui on a envie, quand on a envie, n’est accepté et acceptable que pour une poignée d’irréductibles libertins résistant encore et toujours à la pensée sexuelle unique envahissante. Le nombre de libertins étant par nature difficile à évaluer réellement, relevait le Directeur, puisque la discrétion est de mise.

Notre vision de la sexualité et nos pratiques sexuelles ne sont pas la norme. Chacun positionnant le curseur de la normalité où il le souhaite. Au sein même des libertins, ce curseur ne se positionne pas au même endroit : mélangisme, échangisme, domination/soumission, candaulisme, polyamour et j’en passe (chacun appréciant librement si ces pratiques entrent dans la définition de ce qu’on appelle « libertinage »).

Et pour aller encore plus loin, ajoutais-je, l’immersion totale dans un environnement libertin au Cap, où chacun libère encore davantage corps et esprit des contraintes et des règles (pourvu que l’on soit entre adultes consentants) est une parenthèse enchantée, mais pas la vraie vie.

D’ailleurs, ajoutait le Directeur, dans la vraie vie, personne ne baise en permanence avec autant d’application et d’ardeur. Et je ne pouvais qu’admettre que c’était vrai.

Mais trêve de discussions. La cloche sonna pour annoncer le 2ième round. Il se remit rapidement au garde à vous et s’appliqua à me baiser (je n’en attendais pas moins).

9 février 2017 Posted by | Libertinage | Laisser un commentaire

Dialogue de sourds

Ce début d’année est très particulier.

Obligée de ralentir le rythme à cause d’une blessure, bénigne mais longue à cicatriser et limitant mes déplacements.

Une sensation d’une hibernation sans fin, d’un état léthargique allongeant les secondes, les jours, les semaines…

Et par la force des choses, je prends aussi le temps de réfléchir et prendre du (re)cul, même si tout le monde n’est pas d’accord.

Extrait.

Mes tripes : J’ai besoin de vibrer. Être submergée et étourdie par l’intensité. Me sentir irradiée.

Je ne veux pas de demi mesure, de sensations fades, timorées, lisses. Jamais. C’est une mort lente et irrémédiable.

Ma tête : Oh oh oh, c’est pas la fête du slip, qu’est ce que tu crois ?!

La vie est aussi faite de moments moins intenses. La routine n’est pas un gros mot et apporte calme, douceur et confort. De toute façon, ça a toujours été ainsi. Il faut te faire une raison.

Tu ne serais pas en train de montrer des pulsions ordaliques ? Oui ordaliques, quand on est en recherche perpétuelle (futile et vaine) de sensations fortes & de plaisirs à tout prix, dans l’extrême, l’excès et le risque.

Et puis tu exagères. Tu n’as besoin de te sentir exister ni te sentir vivante. Tu existes et tu es vivante.

Mon clito : Rrrro, mais arrête de te poser autant de questions existentielles.

Approche toi que je te dise un secret, si tu veux vibrer, les queues tendues là bas pourraient remplir leurs o(ri)fices.

Sinon achète un nouveau sextoy, ça fera aussi bien l’affaire et question rythme, tu vas être servie, crois moi.

Laisse toi aller, jouis et recommence. Je dis ça, je dis rien.

Mon cœur : chabadabada (je sais que tu as renoncé à me comprendre, mais je tenais à le dire).

Mon ego : Tout le monde m’écoute maintenant, je m’exprime. Je ne vois pas où est le problème ?! Si c’est flatteur et valorisant, prends ce qu’il y a à prendre. Le reste est anecdotique.

Ma tête : Et les autres, ceux qui t’entourent, dans tout ça ? Tu n’es pas toute seule, penses-y avant d’agir en tête brûlée.

Mes tripes : A quoi bon tout ça si je ne vibre pas, intensément, viscéralement, entièrement, de la tête aux pieds.

Mon clito : Ah je vois !! J’ai la solution : fume avant d’écarter les cuisses. Tu vas planer et t’envoyer en l’air au sens propre comme au sens figuré.

Mon ego : J’exige l’excitation de l’intensité et la douceur du confort. Quand je veux, comme je veux. Le beurre et l’argent du beurre avec une plus value, le cul rebondi et musclé des crémiers et le pot de crème bien rempli. C’est naturel.

Ma tête : Mais ça va pas !! C’est pas comme ça que tu as été éduquée. Si ta mère savait tout ça, elle aurait honte de toi, tu le sais.

Mon cœur : chabadabada chabadabada. Elle est sympa cette petite musique.

(…)

Usher – Rivals > https://youtu.be/IYRJYApTlUQ

2 février 2017 Posted by | Libertinage | 2 commentaires